« Roi du si­lence » pour les pe­tits

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - CH.B.

La si­mu­la­tion d’une at­taque ter­ro­riste de­vient obli­ga­toire dans toutes les classes, y com­pris pour les 36 ans. Mais, en ce qui concerne les jeunes en­fants, pour les­quels la fron­tière entre les pa­roles et les faits n’est pas tou­jours nette, l’Edu­ca­tion na­tio­nale a pré­vu d’adap­ter le pro­gramme. Elle va dis­tri­buer en ma­ter­nelle une fiche pé­da­go­gique qui ex­plique com­ment trans­for­mer l’exer­cice de sé­cu­ri­té… en un jeu, bap­ti­sé « le roi du si­lence ». Cette pré­cau­tion ré­pond aux in­quié­tudes qu’ont fait re­mon­ter les syn­di­cats d’en­sei­gnants. « La sé­cu­ri­té doit d’abord être une af­faire d’adultes, ce n’est pas une bonne chose de les mettre dans une si­tua­tion de peur », es­time Fran­cette Po­pi­neau, porte-pa­role du Snuipp-FSU. Reste que « les en­fants savent ce qui se passe et il est im­por­tant de mettre des mots sur ce que l’on fait », fait va­loir Isa­belle Roc­ca, qui pré­side la fé­dé­ra­tion de pa­rents d’élèves FCPE de Pa­ris. Elle sou­haite que les exer­cices de si­mu­la­tion « soient réa­li­sés par­tout, mais ac­com­pa­gnés par un psy­cho­logue, quand l’en­sei­gnant l’es­time né­ces­saire ». Pa­ris (XIIIe) « Oui, je m’in­quiète. Même avec toutes les pré­cau­tions du monde, où que l’on soit, il peut se pas­ser quelque chose. Les en­fants que j’ac­cueille chez moi sont plus qu’au cou­rant des risques d’une at­taque ter­ro­riste, on en parle beau­coup. Une voi­ture de po­li­ciers passe de temps en temps de­vant leur école, mais je se­rais plus ras­su­rée s’il y avait des agents dans l’en­ceinte de l’éta­blis­se­ment. »

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