La nou­velle vie d’Unai Eme­ry

Aujourd'hui en France - - SPORTS - SÉ­BAS­TIEN NIETO ET BER­TRAND MÉTAYER

POUR LUI, le strass et les paillettes du Parc des Princes ont dé­sor­mais rem­pla­cé la cha­leur et la pas­sion du stade San­chez-Piz­juan de Sé­ville. De­puis di­manche soir et son pre­mier match du cô­té de la porte d’Au­teuil, Unai Eme­ry est de­ve­nu un vrai Pa­ri­sien. Pro­fi­tant d’une cote d’amour au plus haut, le tech­ni­cien es­pa­gnol a re­çu une belle ova­tion lors de sa pré­sen­ta­tion of­fi­cielle une de­mi-heure avant le coup d’en­voi du match contre Metz. Une vic­toire 3-0 plus tard, Eme­ry a fé­li­ci­té ses joueurs et son staff. Avant d’al­ler cé­lé­brer le suc­cès avec quelques proches.

Mais dans l es f ai t s , Unai Eme­ry est pa­ri­sien de­puis un peu plus long­temps. Mi-juillet exac­te­ment, lorsque le Basque a re­çu les clés de son ap­parte- ment dans l’ouest de la ca­pi­tale, juste avant de s’en­vo­ler avec sa nou­velle équipe pour la tour­née aux EtatsU­nis. Un pied-à-terre mis à dis­po­si­tion plus ra­pi­de­ment que pour ses ad­joints, res­tés à l’hô­tel jus­qu’au dé­but du mois d’août. De­puis, Unai Eme­ry a pris ses ha­bi­tudes, même si sa vie quo­ti­dienne n’a, en fait, pas beau­coup évo­lué. Certes, Sé­ville compte quatre fois moins d’ha­bi­tants que Pa­ris mais le vi­sage du Basque n’est pas en­core as­sez connu pour qu’il soit abor­dé à tous les coins de rue. De toute fa­çon, ce pa­pa d’un ado de 13 ans n’est pas du genre fê­tard.

Bour­reau de tra­vail

De Pa­ris, Eme­ry ne connaît pas en­core tous les se­crets et à part l’ave­nue des Champs-Ely­sées, les ba­lades sont en­core rares. « C’est un fou de tra­vail. Il sort de temps en temps entre amis mais rien de plus », glisse un jour­na­liste l’ayant fré­quen­té en An­da­lou­sie.

Le « tra­vail » est un des maîtres mots de l’homme de Fon­tar­ra­bie (sa ville de nais­sance au Pays basque es­pa­gnol f ace à Hen­daye). Du­rant toute la pré­pa­ra­tion es­ti­vale, Unai Eme­ry a pas­sé de nom­breuses heures au camp des Loges. Avec deux en­traî­ne­ments quo­ti­diens, la jour­née pou­vait s’éta­ler sur une bonne dou­zaine d’heures. Son rythme de croi­sière est re­ve­nu avec la com­pé­ti­tion. Vers 8 heures, il quitte son do­mi­cile pour re­trou­ver son staff à Saint-Ger­main-en-Laye. La jour­née se di­vise en­suite entre vi­sion­nages de matchs, la séance du jour et quelques à-cô­tés. « Il y a plus d’opé­ra­tions mar­ke­ting et de ren­dez-vous avec les mé­dias. Chaque pe­tite chose pren d plus d’im­por­tance qu’à Sé­ville, ex­plique-t-on dans son en­tou­rage. Mais l’im­por­tant pour lui r este l es j oueurs, l’équipe. L’ex­té­rieur vient en se­cond. » Après une pause à son do­mi­cile en mil i e u d ’ a p r è s - mi­di , Unai Eme­ry est ca­pable de conti­nuer à plan­cher jusque tard dans la soi­rée. A Pa­ris, U n a i E me r y a p a r ailleurs dé­cou­vert un ni­veau d’exi­gence su­pé­rieur mais aus­si des ad­ver­saires diff érents. « Presque toutes les équipes jouent de la même ma­nière contre Pa­ris, à do­mi­cile comme à l’ex­té­rieur. C’est quelque chose de nou­veau pour lui », ex­pliquent ses proches. Le tra­vail est donc in­dis­pen­sable à son ac­cli­ma­ta­tion. La vi­site des mo­nu­ments at­ten­dra.

Parc des Princes (Pa­ris), di­manche. Unai Eme­ry sa­lue les sup­por­ters qui l’ont gra­ti­fié d’une belle ova­tion lors de sa pré­sen­ta­tion of­fi­cielle, une de­mi-heure avant le coup d’en­voi du match face à Metz rem­por­té 3-0 .

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