Nuit de fo­lie dans l’avion du re­tour

Aujourd'hui en France - - SPORTS - CH­RIS­TOPHE BÉRARD

LE VOL RIO-PA­RIS n’était pas le meilleur en­droit pour se re­po­ser. Pen­dant tout le vol, les ath­lètes fran­çais n’ont qua­si­ment pas pu trou­ver le som­meil. « Ça s’est trans­for­mé en boîte de nuit avec aux pla­tines DJ Gré­go­ry Bau­gé, le pis­tard, a sou­ri To­ny Yo­ka, le boxeur nou­veau cham­pion olym­pique des su­per-lourds. On n’a pu dor­mir que deux pe­tites heures. »

Ma­hié­dine Me­khis­si, mé­daillé de bronze du 3 000 m steeple, dé­crit l’Air­bus du re­tour comme « une dis­co­thèque vo­lante ». Ted­dy Ri­ner, lui, n’a qua­si­ment pas ar­rê­té de chan­ter pen­dant tout le vol. To­ny Es­tan­guet, co­pré­sident du co­mi­té de can­di­da­ture Pa­ris 2024, lâche qu’il a « bien ri­go­lé. C’était vrai­ment chouette. Ça va être dur de res­ter en­core éveillé ».

Thier­ry Braillard, le se­cré­taire d’Etat aux Sports, parle d’un vol « eu­pho­rique, avec une ex­cel­lente am­biance. »

Le vol­leyeur Ni­co­las Ma­ré­chal a re­vê­tu la che­mise du pi­lote

La mé­daille du plus gros dé­lire à plus de 12 000 m d’al­ti­tude re­vient sans nul doute à l’in­ter­na­tio­nal de vol­ley-ball Ni­co­las Ma­ré­chal. Car si Ted­dy Ri­ner était al­lé faire un tour dans la ca­bine de pi­lo­tage avant le dé­col­lage, il avait en­suite lais­sé sa­ge­ment les pi­lotes tran­quilles. Ni­co­las Ma­ré­chal, eu­pho­rique, n’a pas eu le même flegme. Trois heures avant l’at­ter­ris­sage, il s’est ren­du dans leur ca­bine et en est res­sor­ti avec… la cra­vate et la che­mise du com­man­dant de bord. Ce qui lui a per­mis de pa­ra­der, avec un large sou­rire, dans les cou­loirs en ex­pli­quant qu’il pre­nait « le contrôle de l’avion »…

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.