« Je ré­pon­drai par la qua­li­té de nos re­por­tages »

Bas­tien Ca­déac,

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - Bas­tien Ca­déac, pré­sen­ta­teur Pro­pos re­cueillis par RA­PHAËL PORIER

IL PORTE la che­mise blanche im­ma­cu­lée tra­di­tion­nelle des pré­sen­ta­teurs de « Ca­pi­tal », mais son CV est aux an­ti­podes de ses pré­dé­ces­seurs : l’en­tre­pre­neur Bas­tien Ca­déac est le pre­mier ani­ma­teur du ma­ga­zine éco­no­mique de M 6 non is­su du sé­rail jour­na­lis­tique. Un choix no­va­teur de la chaîne, qui a beau­coup fait par­ler après la polémique sou­le­vée par BFM Bu­si­ness avant son ar­ri­vée : le Pa­ri­sien de 31 ans au­rait gon­flé la réa­li­té de sa réus­site pro­fes­sion­nelle. Bas­tien Ca­déac, qui pré­sen­te­ra di­manche son sep­tième nu­mé­ro de « Ca­pi­tal », — sur le bu­si­ness des va­cances de luxe — re­vient sur ces ac­cu­sa­tions. Vous avez connu des dé­buts dé­li­cats avec une polémique avant même votre pre­mière émis­sion… BAS­TIEN CA­DÉAC. Oui, on va dire que c’était un bap­tême du feu ! En réa­li­té, je ne me suis pas ex­pri­mé sur mon par­cours, ces in­for­ma­tions me concer­nant avaient été trou­vées sur In­ter­net. Il s’agit d’une ap­proxi­ma­tion liée à la vente de la start-up que j’avais créée. On a af­fir­mé que je l’avais ven­due alors qu’elle a été li­qui­dée. En fait, j’avais ven­du les ac­tifs de cette so­cié­té puis li­qui­dé la co­quille vide. Ce n’était pas un suc­cès fi­nan­cier mais une ex­pé­rience très en­ri­chis­sante : je m’ é t a i s lan­cé à 25 ans dans le monde en­tre­pre­neu­rial, sans ex­pé­rience et, après deux ans, j’ai dé­ci­dé de pas­ser à autre chose. N’avez-vous pas per­du la cré­di­bi­li­té que re­cher­chait M 6 ? Je suis très se­rein sur la vé­ra­ci­té de mon par­cours pro­fes­sion­nel. Et je ré­pon­drai par la qua­li­té des su­jets qu’on fe­ra, ce se­ra la meilleure ré- ponse. J’ai re­çu énor­mé­ment de sou­tiens du monde de l’en­tre­prise, les gens connaissent très bien mon par­cours. Des échecs, des réus­sites, tous les gens qui connaissent le mé­tier en tra­versent et M 6 est au cou­rant de tout. D’ailleurs je n’ai pas pos­tu­lé pour « Ca­pi­tal », c’est la chaîne qui est ve­nue me cher­cher. Jus­te­ment, com­ment vous êtes-vous re­trou­vé à ce poste ? J’ai ren­con­tré la di­rec­tion de M 6 pour leur pro­po­ser d’in­ves­tir dans un fonds d’in­ves­tis­se­ment. Ils ont ai­mé ma pres­ta­tion et m’ont pro­po­sé de de­ve­nir le pré­sen­ta­teur, et sur­tout le ré­dac­teur en chef ad­joint de « Ca­pi­tal ». Il y avait une forte vo­lon­té de leur part d’avoir un en­tre­pre­neur et ils ont vu en moi un pro­fil aty­pique, qui avait voya­gé. Que vous ap­porte le fait de ne pas être jour­na­liste ? Mon style est for­cé­ment dif­fé­rent puisque j e viens du monde de l’en­tre­prise. J’ar­rive avec un autre re­gard. J’ai un pied dans l’uni­vers des start-up qui me per­met d’ap­pré­hen­der ra­pi­de­ment les nou­velles ten­dances. A quoi res­semble le style Ca­déac ? Nous irons plus loin dans le dé­cryp­tage, no­tam­ment avec des su­jets plus longs de 52 mi­nutes, comme sur De­cath­lon, le 11 sep­tembre. Nous vou­lons mettre l’ac­cent sur les sa­gas des grands groupes, com­ment ils sont de­ve­nus lea­deurs et sur­tout com­ment ils le res­tent. Sans ou­blier les por­traits d’en­tre­pre­neurs qui bou­le­versent les codes et les en­quêtes sur les nou­veaux pro­duits.

« Je n’ai pas pos­tu­lé pour Ca­pi­tal, c’est la chaîne qui est ve­nue me cher­cher »

Bas­tien Ca­déac.

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