Dé­tec­ter un coup de chaud

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ - É.C.

Vous éprou­vez une bouf­fée de sueur à peine votre verre d’eau ava­lé ? Vous n’avez pas uri­né de­puis plus de trois heures ? Mé­fiance ! Vous êtes peut-être vic­time d’un coup de cha­leur. « C’est une aug­men­ta­tion dé­rai­son­nable de la tem­pé­ra­ture cen­trale du corps — nor­ma­le­ment stable au­tour de 37,2 — liée à un dé­rè­gle­ment du ther­mo­stat au ni­veau de l’hy­po­tha­la­mus, dans le cer­veau », ex­plique le pro­fes­seur Jean-Louis San Marco, au­teur de « Ca­ni­cule et froid hi­ver­nal : Com­ment se pro­té­ger ? » (Ed. du Ro­cher). Les plus ex­po­sés res­tent les nour­ris­sons et les per­sonnes âgées qui ne res­sentent pas la soif et se déshy­dratent plus vite. Les pa­tients souf­frant de ma­la­dies car­dio­vas­cu­laires, les dia­bé­tiques et les per­sonnes sous psy­cho­tropes ou bê­ta­blo­quants doivent éga­le­ment se mon­trer vi­gi­lants. « Mais, quand le ther­mo­mètre s’em­balle, n’im­porte qui peut en être vic­time », rap­pelle le pro­fes­seur. La forme la plus cou­rante et la moins grave de l’hy­per­ther­mie est l’in­so­la­tion, liée à une ex­po­si­tion pro­lon­gée au so­leil. A la clé : nau­sées, maux de tête, sen­sa­tion de cha­leur, étour­dis­se­ments. Dans les cas les plus sé­rieux, des troubles de la conscience, comme des dé­lires ou des pertes de connais­sance, peuvent même ap­pa­raître et en­traî­ner par­fois un co­ma. Pour évi­ter d’en ar­ri­ver là, mieux vaut donc prendre des me­sures de pré­ven­tion. « Il vaut mieux ne pas at­tendre que les pre­miers signes d’alarme se ma­ni­festent pour ré­agir », met en garde le doc­teur Gé­rald Kier­zek, ur­gen­tiste au ser­vice mo­bile d’ur­gence et de ré­ani­ma­tion (Smur) de l’Hô­tel-Dieu à Pa­ris. Ses conseils ? Pri­vi­lé­gier les en­droits frais, tels que les ci­né­mas ou les su­per­mar­chés. On peut aus­si ins­tal­ler un ven­ti­la­teur avec un drap mouillé de­vant pour ai­der la cha­leur à s’éva­cuer. « Evi­tez les ef­forts phy­siques, mouillez-vous les bras et les avant-bras et bu­vez ré­gu­liè­re­ment et en pe­tites quan­ti­tés, énu­mère-t-il. De pré­fé­rence, pas au-de­là d’un litre et de­mi. » En cas de ma­laise, ap­pe­lez le 15.

De la simple in­so­la­tion au co­ma

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