« Tout le monde sup­porte le PSG dans ma fa­mille »

Mo­na­co. Tié­moué Ba­kayo­ko,

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Pro­pos re­cueillis par FLO­RIAN FIES­CHI

AVANT LA RÉ­CEP­TION du PSG de­main soir, Tié­moué Ba­kayo­ko se confie. Dans le vi­seur de la Ju­ven­tus et de Man­ches­ter Uni­ted, le mi­lieu de ter­rain de l’ASM, âgé de 22 ans, ai­me­rait res­ter en prin­ci­pau­té. Pa­ri­sien d’ori­gine, il porte le nu­mé­ro 14 en ré­fé­rence à l’ar­ron­dis­se­ment où il a gran­di. Tou­te­fois, l’in­ter­na­tio­nal es­poirs pense que Mo­na­co a les armes pour ri­va­li­ser avec le cham­pion de France. Vous avez été ex­cellent en bar­rage de Ligue des cham­pions face à Villar­real et vous réa­li­sez un bon dé­but de sai­son. Quel a été le dé­clic ? TIÉ­MOUÉ BA­KAYO­KO. Rien n’a chan­gé… (Il se re­prend.) Ah, si ! La seule chose qui a chan­gé, c’est qu’il y a main­te­nant un staff plus pous­sé au­tour de moi. J’ai un pré­pa­ra­teur phy­sique per­son­nel, un pré­pa­ra­teur men­tal, un os­téo­pathe. Dans mon ap­proche du foot, j’es­saie d’être le plus pré­cis pos­sible par rap­port à mon corps. Au­jourd’hui, je n’ai d’ailleurs plus tous ces pro­blèmes phy­siques et j’ar­rive à ex­pri­mer mon meilleur foot­ball. A tel point que beau­coup de clubs ont son­dé l’ASM pour vous ache­ter. Al­lez-vous res­ter ? Je ne sais pas ce qui peut se pas­ser d’ici la fin du mer­ca­to. Mais dans ma tête, je suis bien à Mo­na­co et j’ai l’in­ten­tion d’y res­ter. Je n’ai pas en­core dé­mon­tré tout ce dont je suis ca­pable. Ici, je veux lais­ser une trace. Je n’ai donc pas en­vie de par­tir comme ça, je sou­haite m’ins­crire dans la du­rée à l’ASM. La Ju­ven­tus et Man­ches­ter Uni­ted ont ap­pro­ché votre en­tou­rage… Oui, c’est flat­teur. Ça fait plai­sir de sa­voir que de tels clubs peuvent être in­té­res­sés. Mais il n’y a pas eu d’offre, ce n’était que des pa­roles. Vous êtes ori­gi­naire de Pa­ris. Que re­pré­sente un match contre le PSG ? C’est spé­cial de jouer contre Pa­ris, car c’est le club que tout le monde sup­porte dans ma fa­mille. Plus jeune, c’est aus­si le club au­quel je me suis iden­ti­fié. Pou­vez-vous les battre ? Cette sai­son, on a l’ef­fec­tif pour in­quié­ter Pa­ris. Mais le PSG fait par­tie des cinq meilleures équipes du monde. A Pa­ris, il y a eu beau­coup de chan­ge­ments à l’in­ter­sai­son. Est-ce l’an­née ou ja­mais pour Mo­na­co ? Une chose est sûre, sans Zla­tan, Pa­ris n’est plus la même équipe. De là à dire que c’est l’an­née ou ja­mais, je ne sais pas, parce que le PSG se­ra de toute fa­çon très dif­fi­cile à dé­lo­ger. Vous par­lez du dé­part de Zla­tan, mais à Mo­na­co, il y a eu le re­tour de Fal­cao… Pour le groupe, il est dé­jà très im­por­tant. Il parle beau­coup en fran­çais. Il a d’ailleurs des pa­roles qui te ras­surent, qui te gal­va­nisent, qui te donnent en­vie d’al­ler plus loin. Il te per­met de re­pous­ser tes li­mites. Par exemple quand il a pris la pa­role contre Fe­ner­bah­çe, c’est ce qui s’est pas­sé… Il est tou­jours po­si­tif, et si on s’est qua­li­fiés, c’est en par­tie grâce à lui. Vous êtes no­tam­ment pas­sé par le CA Pa­ris et le Mon­trouge FC. Que vous reste-t-il de ces an­nées pa­ri­siennes ? Ça m’a for­gé un ca­rac­tère, mais c’est nor­mal parce que quand tu évo­lues dans la ré­gion pa­ri­sienne, il faut se battre. Pour­quoi ? Parce que tous les meilleurs joueurs sont là. Donc, c’est là où se fait la dif­fé­rence. Mais dès mon plus jeune âge, je sa­vais ce que je vou­lais. Et un de mes rêves de gosse, c’était de jouer des grands matchs comme Mo­na­co - PSG. Et Dieu mer­ci, j’ai réa­li­sé ce rêve. Mais ce­la ne me suf­fit pas, j’ai en­core d’autres rêves. Je suis très am­bi­tieux…

« On a l’ef­fec­tif pour in­quié­ter Pa­ris »

Tié­moué Ba­kayo­ko.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.