Pre­mier som­met pour Pa­ris

FOOTBALL. Après deux suc­cès ac­quis à Bas­tia et contre Metz, Pa­ris joue cette fois un vrai test en prin­ci­pau­té. On en sau­ra da­van­tage sur le réel po­ten­tiel de l’équipe d’Unai Eme­ry.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Unai Eme­ry, en­traî­neur pa­ri­sien DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC

À L’HEURE où Lyon perd ses pre­miers points en cham­pion­nat, Pa­ris s’en va dé­fier Monaco, l’autre out­si­der. L’équipe d’Unai Eme­ry peut vivre un week-end par­fait, en dis­tan­çant dé­jà ses deux prin­ci­paux concur­rents, les deux autres convives fran­çais au ban­quet de la Ligue des cham­pions. Le mes­sage en­voyé par le PSG et le constat pour la Ligue 1 se­raient les mêmes qu’avant : le club de la ca­pi­tale est trop fort et son ad­ver­si­té tou­jours aus­si molle.

En s’im­po­sant dès la 4e jour­née la sai­son der­nière sur le Ro­cher sans dis­cus­sion (3-0), Pa­ris avait dy­na­mi­té le cham­pion­nat et avait lais­sé flot­ter l’idée que per­sonne ne le cha­touille­rait en 38 jour­nées, ce qui peu ou prou s’était pro­duit.

CA­NAL +, 20 H 45 « On a be­soin de s’amé­lio­rer »

Unai Eme­ry ne voit pas aus­si loin. « Si nous ga­gnons à Monaco, nous pré­pa­re­rons mieux le match contre Saint-Etienne et, après, ce­lui contre Ar­se­nal », ex­pli­quait-il ven­dre­di en confé­rence de presse. Le coach, pour l’ins­tant, pré­fère res­ter pru­dent, sans doute en­cou­ra­gé par les pre­mières pres­ta­tions de son équipe en L 1. Bas­tia et Metz n’ont pas of­fert le vi­sage de la trans­for­ma­tion dans le jeu. Juste des cor­rec­tions. Les tran­si­tions sont plus ra­pides mais le pres­sing reste désor­don­né, pas vrai­ment co­or­don­né. Les Lor­rains ont trop sol­li­ci­té Trapp pour dé­jà ap­plau­dir un re­nou­veau ou une métamorphose.

D’ailleurs, ma­lin, Eme­ry concocte pour l’ins­tant un onze sans re­crue, si ce n’est Ben Ar­fa, mais seule­ment quand Ca­va­ni est ab­sent. Le Basque ne semble pas vou­loir bous­cu­ler les hommes tout de suite, même s’il n’hé­si­te­ra pas à tran­cher après. C’est ce qui filtre de son ma­na­ge­ment.

En at­ten­dant, le coach n’a be­soin de per­sonne pour re­con­naître que sa for­ma­tion reste en­core loin du compte. « Dans l’équipe, on parle tous du match de Monaco, ajou­tai­til ven­dre­di. Avant la se­maine de re­pos, c’est im­por­tant non seule­ment de ga­gner mais de faire un bon match, car on a be­soin de s’amé­lio­rer. » C’est dé­jà la trêve dès ce soir et il fau­dra ac­cé­lé­rer après, avec deux matchs au Parc qui ex­halent un par­fum de grand soir, sur­tout le se­cond : Saint-Etienne, puis Ar­se­nal.

La no­tion de test pour le PSG de­meure floue, en tout cas en Ligue 1. Mais un som­met, oui, c’en est un avec un Monaco plus fort que la sai­son der­nière parce qu’il s’est qua­li­fié pour la Ligue des cham­pions et parce qu’il a pré­fé­ré le foot à l’ar­gent cet été, avec un mer­ca­to plus co­hé­rent que la sai­son pas­sée.

Va­dim Va­si­lyev, le vice-pré­sident du club, nous re­fait le coup de l’am­bi­tieux qui ne s’as­sume pas : « Pa­ris ar­rive un peu tôt. On a fait beau­coup d’ef­forts pour se qua­li­fier pour la phase de groupes de Ligue des cham­pions, on est un peu fa­ti­gués. » Mar­co Ver­rat­ti, lui, tranche les dé­bats : « C’est là que tu vas gran­dir, que les choses aillent mal ou bien. » Chic, un choc ! Ver­rat­ti at­tend les Bleus. Mar­co Ver­rat­ti fi­gure dans la liste de 26 joueurs dé­voi­lée hier par le nou­veau sé­lec­tion­neur ita­lien, Giam­pie­ro Ven­tu­ra, pour les matchs face à la France (amical) et Is­raël (éli­mi­na­toires du Mon­dial 2018). Thia­go Mot­ta et Sal­va­tore Si­ri­gu (prê­té ven­dre­di au FC Sé­ville) n’ont pas été re­te­nus. Ar­se­nal se lance. Pre­mier ad­ver­saire du PSG en Ligue des cham­pions le 13 sep­tembre au Parc, Ar­se­nal rem­porte en­fin son pre­mier match en cham­pion­nat, après une dé­faite et un nul, grâce à un large suc­cès à Wat­ford (3-1), hier après-mi­di. Ca­zor­la sur pé­nal­ty, San­chez et Özil ont mar­qué. La Juve ab­dique pour Ma­tui­di. Mis de­vant le fait ac­com­pli par le PSG, qui conserve et sou­haite pro­lon­ger Blaise Ma­tui­di, la Ju­ven­tus Tu­rin prend acte. « Nous avons de­man­dé au PSG, et les di­ri­geants du club nous ont ré­pon­du qu’il n’était pas sur le mar­ché. Ce sont des choses qui ar­rivent. Je pense que c’est une opé­ra­tion qui est ter­mi­née », narre l’ad­mi­nis­tra­teur dé­lé­gué de la Vieille Dame, Giu­seppe Ma­rot­ta.

Stade Louis-II (Monaco), le 30 août 2015. La sai­son der­nière, sur le Ro­cher, le PSG de Ca­va­ni (ici à la lutte avec Fa­bin­ho), au­teur d’un dou­blé, l’avait lar­ge­ment em­por­té (3-0), pré­mice d’un ca­va­lier seul en tête du cham­pion­nat jus­qu’au terme de l’exer­cice.

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