Les Fran­çais veulent ef­fa­cer Rio

Aujourd'hui en France - - SPORTS - New York (Etats-Unis) De notre correspondante Thierry Cham­pion, en­traî­neur de Be­noît Paire CA­ROLE BOU­CHARD

TAN­DIS QU’UN BU­REAU FÉ­DÉ­RAL se penche de­puis ven­dre­di sur des d é r a p a g e s v e r b a u x à Ri o , les joueurs fran­çais se fo­ca­lisent sur deux pres­ti­gieux ren­dez-vous : l’US Open qui com­mence de­main et la de­mi-fi­nale de Coupe Da­vis en Croa­tie (du 16 au 18 sep­tembre).

Ni­co­las Ma­hut ne nie pas la dés­illu­sion su­bie au Bré­sil, mais il pré­fère re­gar­der droit de­vant. « On est obli­gés d’es­sayer de r ebon­dir, même si on est conscients que ça a été un échec. La dé­cep­tion était im­mense, à la hau­teur de l’évé­ne­ment et des am­bi­tions qu’on avait. Il y a eu aus­si la perte de Pat (NDLR : Pa­trick Bor­dier, ki­né des Bleus, dé­cé­dé à Rio), qui a été très dure pour tout le monde. Mais là, il y a l’US Open, puis une Coupe Da­vis. Donc, spor­ti­ve­ment, on se doit de se re­lan­cer. »

Pour les te­nants du titre de l’US Open en double, les Bleus n’ont pas été af­fec­tés par la po­lé­mique Be­noît Paire, vi­ré de l’équipe par le DTN Ar­naud Di Pas­quale. « Les JO, ça ne re­pré­sente pas for­cé­ment la même chose pour tous, mais là, l’US Open parle à tous, je crois, pour­suit Ma­hut. Il n’y a vrai­ment pas de sou­cis entre nous : la Coupe Da­vis nous avait beau­coup rap­pro­chés. On n’est pas là pour res­sas­ser l’échec des JO. Je sens plu­tôt une bonne éner­gie pour se pro­je­ter sur la suite. » Le sou­rire de Jo-Wil­fried Tson­ga confirme le diag­nos­tic. « J’ar­rive dans un su­per état d’es­prit, dé­clare le 11e joueur mon­dial. Rio a été une très bonne ex­pé­rience, je me suis ré­ga­lé. On avait un bon pe­tit groupe, on a bien boss é. Les po­lé­miques, je n’en pense rien du tout. Je suis un peu égoïste, sur ce coup-là. Toutes ces his­toires, ce n’est pas mon truc. J’ai tou­jours eu un rôle de lea­deur, mais sur le ter­rain. Je ne s uis per­sonne pour dire à Be­noît ce qu’il faut faire ou pas. Ce­la fait dix ans que je suis là. Ces choses-là au­jourd’hui, ça me passe au-des­sus de la tête car je sais que ce n’est qu’une perte de temps et d’éner­gie. »

Il semble que ce soit Paire, un peu iso­lé, qui ait le plus gros tra­vail à ef­fec­tuer pour re­do­rer son bla­son. Thierry Cham­pion, son nou­veau coach, le sait. « Il faut dé­jà re­don­ner confiance à Be­noît car, là, c’est dur, mais je ne suis pas in­quiet, dit-il. Après, il fau­dra lui re­don­ner le goût de l’ef­fort. Je ne le dé­douane de rien, mais je trouve fa­cile d’abattre un joueur qui ne rentre pas dans le moule, d’en faire un vi­lain pe­tit ca­nard. Il faut grat­ter plus que ça. J’es­père qu’il va re­trou­ver le plai­sir, évo­luer et mon­trer vrai­ment qui il est. S’il se re­met à bien jouer et à ga­gner, on ou­blie­ra. » Ou­blier le mur pris à Rio, voi­là bien la mis­sion des Fran­çais à New York.

« Je trouve fa­cile d’abattre un joueur qui ne rentre pas dans le moule »

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