Le Ra­cing a gar­dé la tête froide

Top 14 (2e jour­née).

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Fran­çois van der Merwe, deuxième ligne du Ra­cing 92 BER­TRAND MÉTAYER

UNE RÉ­AC­TION de cham­pion. Une se­maine après avoir tré­bu­ché contre Bor­deaux-Bègles (9-15) en ou­ver­ture du Top 14, le Ra­cing a re­don­né le sou­rire à ses sup­por­teurs, qui ont pu fê­ter le pre­mier suc­cès de la sai­son de­vant Lyon (29-16) le jour même où le bou­clier de Bren­nus était pré­sen­té juste avant le coup d’en­voi. Le tout avec le point de bo­nus of­fen­sif.

L’af­faire n’a pour­tant pas été de tout re­pos. La jour­née d’hier était da­van­tage un temps à buller à l’ombre ou à al­ler se bai­gner qu’à pas­ser sa fin d’après-mi­di à s’en­voyer des pei­gnées sur la pe­louse de Co­lombes. C’était d’ailleurs peut-être l’idée du plai­san­tin qui, à un quart d’heure de la fin, s’est amu­sé à zig­za­guer en slip au mi­lieu de joueurs to­ta­le­ment her­mé­tiques à ce spec­tacle. Car quitte à tra­vailler dans une moi­teur ca­ni­cu­laire, au­tant le faire avec sé­rieux. Et à ce pe­tit jeu, c’est bien le Ra­cing qui a gar­dé la tête la plus froide.

Dans un dé­but de match com­pli­qué, les pro­mus lyon­nais ont en ef­fet ren­du la tâche dif­fi­cile à des Ra­cing­men clai­re­ment su­pé­rieurs tech­ni­que­ment mais phy­si­que­ment à la peine. Et le pied de Mi­cha­lak gar­dait les Rho­da­niens dans la course à mi-par­cours (12-9). « On a man­qué de pa­tience, c’était dif­fi­cile de mettre du rythme, re­grette Laurent Tra­vers, l’un des en­traî­neurs des Ciel et Blanc. On fait en­suite un dé­but de se­conde pé­riode de très belle fac­ture. On maî­trise, on at­taque bien, on en­chaîne les passes. On manque en­core de re­pè- re mais on a pu s’ap­puyer sur les ac­quis des der­nières sai­sons. On ne va pas faire la fine bouche. C’est grâce à ce type de match qu’on va rat­tra­per le re­tard à l’al­lu­mage. »

Phy­si­que­ment, il était en ef­fet dif­fi­cile de lut­ter contre un ad­ver­saire qui a re­pris l’en­traî­ne­ment le 24 juin… le jour où le Ra­cing rem­por­tait le cham­pion­nat face à Tou- lon (29-21) ! « On sa­vait qu’avec cette cha­leur, ce ne se­rait pas évident. Le match n’était pas ryth­mé, il y avait beau­coup de cou­pures, souffle le deuxième ligne Fran­çois van der Merwe. On s’est éver­tué à faire des choses simples. C’est peut-être un peu res­tric­tif pour l’ins­tant mais on va vite s’amé­lio­rer. »

On n’en doute pas. Et la chance du Ra­cing est en­core de pou­voir comp­ter sur le ta­lent in­di­vi­duel de sa pléiade de stars, à l’image des ful­gu­rances des ma­gi­ciens Cha­van­cy et Lau­la­la.

Le duo de centre a pris le re­lais d’un Dan Car­ter so­lide à l’ou­ver­ture pour ré­ga­ler les 6 833 spec­ta­teurs du stade Yves-du-Ma­noir entre courses sur les crêtes de la dé­fense lyon­naise et chis­te­ra pour l’un des plus beaux es­sais de ce dé­but de sai­son. « Avec Ca­sey, on se connaît bien main­te­nant. Je le laisse tra­vailler de­vant la dé­fense et après il me livre des ca­viars, sou­rit Hen­ry Cha­van­cy. Je pense lui of­frir une bonne bière. » Bien fraîche alors !

« On sa­vait qu’avec cette cha­leur, ce ne se­rait pas évident »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.