Au plus près des soi­gneurs

Aujourd'hui en France - - LE GUIDE DE VOTRE DIMANCHE -

QUI N’A JA­MAIS EU en­vie de voir l’en­vers du dé­cor ? La jour­née « soi­gneur d’un jour » est faite pour ça. Loin d’ali­men­ter les cli­chés de ce mé­tier pri­sé par les jeunes, c’est une im­mer­sion où les par­ti­ci­pants doivent se sa­lir les mains, jon­gler entre bon­heur, frayeur et dé­goût. « Ça nous per­met de par­ler de notre mé­tier, les gens peuvent po­ser toutes les ques­tions qui leur passent par la tête », sou­ligne Mar­tin, res­pon­sable de la ci­té ma­rine de Pla­nète sau­vage (voir ci-contre). « Les gens ne se rendent sou­vent pas compte. On fait des choses dans l’eau avec eux mais c’est un vrai bou­lot, c’est seule­ment au bout d’un an d’ap­pren­tis­sage que le soi­gneur peut com­men­cer à na­ger avec les dau­phins. La vraie pre­mière ques­tion, c’est de sa­voir si l’ani­mal se sent bien, s’il mange bien. Et en- suite si on y prend du plai­sir c’est su­per. »

Lae­ti­tia, jeune guide ani­ma­lier qui nous ac­com­pa­gne­ra toute la jour­née, at­tend de­vant un Land Ro­ver : « Au­jourd’hui on ef­fec­tue le par­cours élé­phant, on va faire plein de chose mais vous les dé­cou­vri­rez au fur et à me­sure… Sur­prise ! » Pre­mière étape : net­toyer la plaine des bi­sons, au mi­lieu des nan­dous, de grands oi­seaux cou­sins des au­truches. Et voi­là les huit vi­si­teurs, char­gés de grandes pelles, en train de ra­mas­ser d’énormes bouses sous le re­gard amu­sé de notre guide.

Pour les élé­phants, c’est le pied

Dans l’élé­phan­te­rie, l’odeur est tel­le­ment forte que le jeune Ké­vin manque de faire un ma­laise sous le re- gard à la fois amu­sé et in­quiet de Thi­bault, le soi­gneur qui doit faire chaque jour une pé­di­cure aux élé­phants… Dans la fau­ve­rie, c’est en­core pire car l’urine de lion est char­gée en am­mo­niaque.

« L’en­semble de la jour­née était vrai­ment su­per, té­moigne Fa­bienne, la ma­man de Ké­vin. On a dé­cou­vert plein de choses au ni­veau de la sé­cu­ri­té des ani­maux. Mon fils veut de­ve­nir soi­gneur ani­ma­lier et main­te­nant il a un aper­çu, on sait qu’il faut qu’il fasse des stages, ça l’a confir­mé dans son choix parce que Lae­ti­tia nous a bien trans­mis sa pas­sion. »

Autre mo­ment fort : le re­pas des loups blancs. On leur lance des bûches que nous avons rem­plies de viande. Ils tournent au­tour de nous. Mo­ment in­croyable au plus près de bêtes d’ha­bi­tude très dis­crètes.

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