Ouf, la ca­ni­cule est pas­sée !

MÉ­TÉO. L’air est à nou­veau res­pi­rable. Sans com­mune me­sure avec l’épi­sode iné­dit que nous ve­nons de vivre : cinq jours fin août à plus de 35 dans une large par­tie du pays. Tou­te­fois la pré­ven­tion a payé.

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ - Frédéric La­pos­tolle, ur­gen­tiste au Sa­mu 93 ALINE GÉ­RARD

« AU­CUN de nos ré­si­dents n’a dû être hos­pi­ta­li­sé. Bru­mi­sa­teurs, eau gé­li­fiée, bois­sons fraîches, ven­ti­la­teur, re­grou­pe­ment dans la salle fraîche… tous ces jours-ci, on les a chou­chou­tés, on est fa­ti­gués, à force de cou­rir par­tout, on a mal aux jambes, mais ce­la a été payant ! Le plus dur est pas­sé. »

A l’Eh­pad Al­quier- De­brousse, dans le XXe ar­ron­dis­se­ment de Pa­ris, le per­son­nel soi­gnant peut souf­fler. Cet épi­sode iné­dit de cinq jours de ca­ni­cule à la fin août s’est pas­sé sans drame sans urgences dé­bor­dées ni bond des hos­pi­ta­li­sa­tions.

Pour au­jourd’hui, Mé­téo France pré­voit un net re­cul des tem­pé­ra­tures, au­tour de 24 oC (hor­mis près de la Mé­di­ter­ra­née) mais une se­maine en­core au des­sus des nor­males de sai­son (au­tour de + 5 °C contre + 10 °C la se­maine der­nière), loin tou­te­fois des re­cords qu’on vient de connaitre.

« Les gens sont dans l’en­semble plus vi­gi­lants, mieux pré­pa­rés »

« Eton­nam­ment, la se­maine der­nière a été très calme, confirme Frédéric La­pos­tolle, du Sa­mu 93. Peu­têtre est-ce l’ef­fet des va­cances, on a re­çu tout au plus une di­zaine d’ap­pels par jour liés à la ca­ni­cule », pré­cise-t-il.

Pour ce mé­de­cin, c’est le signe que les cam­pagnes d’in­for­ma­tion et de pré­ven­tion sont bien ro­dées. Sans ou­blier aus­si que la tra­gique ca­ni­cule de 2003, res­pon­sable de 15 000 dé­cès, avait été bien plus longue que celle-ci (13 jours) et plus in­tense (au coeur de l’été). « En cas de grosse cha­leur, les gens sont dans l’en­semble beau­coup plus vi­gi­lants, mieux pré­pa­rés, plus at­ten­tifs éga­le­ment aux per­sonnes vul­né­rables — les bé­bés et les per­sonnes âgées. Au­cune mai­son de re­traite du dé­par­te­ment ne nous a sol­li­ci­tés. C’est ré­vé­la- teur », pour­suit l’ur­gen­tiste. Cette at­ten­tion à l’égard des plus fra­giles, Gé­ral­dine, conseillère san­té à la plateforme In­fo Ca­ni­cule*, ap­pelle à ne pas la re­lâ­cher : « Même si le pic de cha­leur est pas­sé, il faut conti­nuer d’en­tou­rer les per­sonnes âgées car mer­cre­di on va re­pas­ser à 29 oC. Or, elles sont fa­ti­guées, leur ap­pé­tit a flan­ché. Après leur hy­dra­ta­tion, il faut veiller à ce qu’elles re­cons­ti­tuent leurs forces. » Son con­seil pour leur re­don­ner le goût de man­ger tout en dou­ceur : un me­nu « pas­tèque, me­lon, pêche avec un peu de lai­tages ». * 0800.06.66.66, de 9 à 19 heures, gra­tuit de­puis un poste fixe.

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