Le cham­pion prend la le­çon

FOOT­BALL. Le choc d’hier soir s’est ré­vé­lé un som­met bien trop dif­fi­cile à gra­vir pour les Pa­ri­siens dé­pas­sés dans tous les do­maines. Un sé­rieux aver­tis­se­ment pour Eme­ry et ses joueurs.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Mo­na­co De l’un de nos en­voyés spé­ciaux DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC

IL Y A DEUX FA­ÇONS d’ana­ly­ser la chute bru­tale du PSG sur le Ro­cher et il est pos­sible que les deux se su­per­posent. La pre­mière conduit à rap­pe­ler qu’on ne juge pas les grosses équipes en août, qu’elles n’ont au­cune rai­son d’être prêtes col­lec­ti­ve­ment et in­di­vi­duel­le­ment à ce mo­ment-là, sur­tout quand une nou­velle mé­thode d’entraîneur se met en place. La se­conde se nour­rit d’in­quié­tudes et de ques­tions sans ré­ponse, lais­sant ap­pa­raître un PSG dé­jà moins fort que la sai­son pas­sée, aux failles béantes, de­vant et au mi­lieu, et per­sonne ne peut dire si c’est pas­sa­ger ou ap­pe­lé à du­rer. Avant que Ca­va­ni ne marque (63e, 2-1), le sec­teur of­fen­sif a long­temps res­sem­blé à un dé­sert et le mi­lieu à un lac d’eau douce.

Que d’in­suf­fi­sances !

Si, en plus, Da­vid Luiz se trans­forme en Nkou­lou du sa­me­di après­mi­di à Di­jon, ça ne peut pas mar­cher. Sa faute gros­sière au cré­pus­cule de la pre­mière pé­riode amè­ne­ra au pé­nal­ty alors que Mo­na­co me­nait dé­jà 1-0 grâce à une in­ten­si- té digne de la Ligue des cham­pions. Le club de la Prin­ci­pau­té a dis­pu­té quatre matchs de plus en août, pré­li­mi­naires à leur qua­li­fi­ca­tion en C1, et ce­la s’est vu face à un PSG dont on di­rait qu’il ne joue plus de­puis le Tro­phée des cham­pions. Ce week-end, Lyon et Pa­ris ont cou­lé à cause d’un dé­fen­seur et du manque d’in­gré­dients né­ces­saires au jeu : l’es­prit, le com­bat, la grin­ta.

Eme­ry a dé­jà grillé un jo­ker et c’est tôt dans la sai­son. Il n’a pas brillé par sa co­hé­rence ce wee­kend. Alors qu’il avait ex­pli­qué ven­dre­di que Ver­rat­ti ne pou­vait pas jouer 90 mi­nutes, il l’a lan­cé pour sup­pléer Pas­tore, for­fait et qui rap­pelle qu’il ne peut pas vivre plus de trois jour­nées d’af­fi­lée sans se bles­ser. A 2-0, quand il fal­lait re­mon­ter le score, le Basque a sor­ti Da­vid Luiz… pour Meu­nier, po­si­tion­né en ai­lier droit. Ben Ar­fa et Au­gus­tin ont re­gar­dé ce chan­ge­ment de­puis la touche et ils n’ont rien com­pris. Ils ne sont pas les seuls.

Avec cette dé­faite, Eme­ry va pou­voir en­fin chan­ger les hommes. Da­vid Luiz ne conser­ve­ra pas sa place après la trêve in­ter­na­tio­nale der­rière, où Mar­quin­hos et Sil­va peuvent ef­fec­tuer leur ren­trée. De­vant, l’ani­ma­tion et les hommes ne donnent rien de tran­chant. Je­sé et Ben Ar­fa sont à voir, alors que le se­cond n’a dé­bu­té qu’un match de L 1, le pre­mier, à Bas­tia et pas à son poste. C’est aus­si le genre de match et de dé­faite sur­tout qui doit don­ner en­vie de re­cru­ter dans les der­niers ins­tants du mer­ca­to.

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