Le tennis fran­çais pique en­core sa crise

Aujourd'hui en France - - SPORTS - New York (Etats-Unis) De notre cor­res­pon­dante CAROLE BOUCHARD

LA FÉ­DÉ­RA­TION FRAN­ÇAISE prend l’op­tion père Fouet­tard, mais ses ouailles à New York (l’US Open s’ouvre au­jourd’hui) ne donnent pas l’im­pres­sion de vou­loir ré­pondre avec dé­fé­rence. La sanc­tion — pour l’ins­tant pro­vi­soire — prise par le bureau fédéral, qui se réuni­ra de nou­veau le 24 sep­tembre, n’est pour­tant pas ano­dine : sus­pen­sion de toute aide fé­dé­rale (sub­ven­tions, res­sources hu­maines comme les coachs, pré­pa­ra­teurs phy­siques ou ki­nés) et sus­pen­sion des équipes de France pour Kris­ti­na Mla­de­no­vic, Ca­ro­line Gar­cia et Be­noît Paire en rai­son de leur com­por­te­ment aux Jeux olym­piques de Rio.

Avec une de­mi fi­nale de Coupe Da­vis à ve­nir (16-18 sep­tembre en Croa­tie) et une fi­nale de Fed Cup (1213 no­vembre contre la Ré­pu­blique tchèque), ce n’est pas rien pour les trois joueurs in­cri­mi­nés. « Il était né­ces­saire de mon­trer qu’on ne peut pas faire et dire n’im­porte quoi, ni ba­fouer l’image du tennis fran­çais, a ex­pli­qué Jean-Pierre Dar­te­velle, vice-pré­sident dé­lé­gué à la DTN. Il y a un de­voir de mon­trer qu’on ne peut pas ac­cep­ter ça, mais ça ne pré­sage rien de l’ave­nir. On a un mois pour dis­cu­ter cal­me­ment. »

Les in­té­res­sés ont mon­tré dé­ta­che­ment et aga­ce­ment, plus que contri­tion. Paire a ain­si lâ­ché dans un grand sou­rire : « Tout va très bien, je me concentre sur l’US Open, c’est le prin­ci­pal ! » Etat du trau­ma­tisme ? Néant. D’au­tant que le joueur n’est pour l’ins­tant ja­mais ap­pa­ru en Coupe Da­vis… « On a dis­cu­té du tour­noi pour éva­cuer, ex­plique son coach, Thier­ry Cham­pion. On est tour­nés vers le pre­mier tour, on es­saie de dé- dra­ma­ti­ser. Qu’il gagne ou qu’il perde, ce ne se­ra pas à cause de ça. »

Ca­ro­line Gar­cia ne sou­haite pas ré­agir, mais re­grette le ti­ming « in­croyable » à la veille d’un tour­noi du Grand Che­lem, et qu’on ré­veille de mau­vais sou­ve­nirs. C’est « un manque de res­pect par rap­port à sa pré- pa­ra­tion », glisse-t-on dans son en­tou­rage, qui sou­ligne que la joueuse ne re­çoit ac­tuel­le­ment au­cune aide. Quant à la fi­nale de la Fed Cup, il y a peu de crainte de ne pas y être.

Kris­ti­na Mla­de­no­vic, vi­sage fer­mé, s’est conten­tée de son cô­té d’un « Au­cun com­men­taire. Et puis, Georges, c’est moi qui le paie », au su­jet de son coach, Georges Go­ven, dont le sta­tut à la FFT est par­ti­cu­lier. L’aga­ce­ment était plus vi­sible du cô­té de ses pa­rents, dont son père, très re­mon­té, qui a ver­te­ment conseillé de ne pas ten­ter d’ap­pro­cher la fa­mille de nou­veau.

En cou­lisses, un membre du tennis fran­çais a ap­prou­vé ces sus­pen­sions d’un « Tant mieux, il était temps ! On ne crache pas dans la soupe. » Am­biance… Le DTN Ar­naud Di Pas­quale, qui ar­ri­vait hier, va être se­coué.

Ca­ro­line Gar­cia re­grette le ti­ming « in­croyable » de cette sus­pen­sion

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