Yves Cal­vi : « On se calme, on ré­flé­chit, on ex­plique »

REN­TRÉE. Le jour­na­liste re­vient au­jourd’hui de 7 heures à 9 h 30 sur RTL, puis de 18 heures à 20 heures sur LCI pour « 24 Heures en ques­tions ». Sans re­grets pour « C dans l’air » et ses quinze an­nées sur France 5.

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - Yves Cal­vi à pro­pos de son ar­ri­vée à LCI. Pro­pos re­cueillis par CHAR­LOTTE MOREAU

IL A DÉ­JÀ pris ses ha­bi­tudes à la can­tine de TF 1, fait ins­tal­ler un pe­tit lit de re­pos dans son bureau à LCI. Il a même per­du une fois son badge, mais re­trou­vé son che­min sans se trom­per dans le dé­dale de cou­loirs en tra­vaux. Yves Cal­vi et LCI, c’est par­ti ! Et c’est ce soir que le jour­na­liste de 56 ans, prise de guerre du groupe TF 1, va of­fi­cier pour la pre­mière fois aux com­mandes du 18 heures20 heures de la chaîne in­fo, après quinze ans à celles de « C dans l’air » sur France 5. Le tout sans lâ­cher la ma­ti­nale de RTL, qu’il conti­nue de pré­sen­ter de 7 heures à 9 h 30 pour la troi­sième sai­son. Quelle est votre mis­sion sur LCI ? YVES CAL­VI. LCI a pour but de de­ve­nir la nou­velle chaîne de ré­fé­rence de l’in­for­ma­tion en conti­nu, c’est pour ça que je suis là. Pour que le ro­bi­net d’in­fos s’ar­rête. Je le dis sans une once de mé­pris pour nos concur­rents. La re­nais­sance de LCI, la no­mi­na­tion de Thier­ry Thuillier à la di­rec­tion de la ré­dac­tion (NDLR : an­cien pa­tron de l’in­for­ma­tion de France 2), notre ar­ri­vée avec mon pro­duc­teur Jé­rôme Bel­lay, créa­teur de « C dans l’air » et co­fon­da­teur de LCI, ça en­voie le me s s a g e s u i - vant : on se calme, on r é f l é - chit, on es­saie d’ex­pli­quer le monde dans le­quel on vit. Com­ment se dé­cou­pe­ra votre émis­sion ? Outre le jour­nal de 18 heures, il y au­ra chaque jour un dé­bat avec des in­vi­tés en di­rect et un re­por­tage, gé­né­ra­le­ment de quatre mi­nutes, puis de l’in­ter­ac­ti­vi­té pen­dant une bonne de­mi-heure avec les té­lé­spec­ta­teurs et les ré­seaux so­ciaux, où je conserve mes ex­perts. Et dans la der­nière par­tie, une in­ter­view en di­rect avec un in­vi­té. Vous ré­dui­sez votre au­dience par rap­port à France 5 (qui a ras­sem­blé jus­qu’à 2,5 mil­lions de fi­dèles)… C’est le vé­ri­table en­jeu, je suis là pour qu’on gagne des té­lé­spec­ta­teurs. Il ne faut pas fuir ses am­bi­tions. J’ai vé­cu quinze ans de très grand bon­heur à « C dans l’air », qui a été un suc­cès as­sez ra­pide. On laisse une mai­son propre et saine à nos suc­ces­seurs, en bon état de marche, qui peut être louée du jour au len­de­main. La po­pu­la­ri­té et le suc­cès de France 5 se sont beau­coup construits sur ceux de « C dans l’air », on a fait beau­coup de bien à la chaîne. J’avais d’ailleurs contri­bué au dé­mar­rage de LCI en 1994 puisque j’avais été le pré­sen­ta­teur de son pre­mier talk-show. Vous aviez be­soin d’un nou­veau chal­lenge ? Non. Il est ve­nu à moi. LCI nous a fait des pro­po­si­tions, c’était le bon mo­ment. On passe à autre chose, en mo­der­ni­sant un exer­cice que j’aime faire. Il y a des ou­tils et des moyens à LCI, et on a du temps, je ne donne pas ren­dez-vous en dé­cembre pour voir les au­diences… L’idée c’est d’im­po­ser sa cré­di­bi­li­té et son sé­rieux. Vous conti­nuez aus­si les ma­ti­nales de RTL. Pas peur de la fa­tigue ? Ça ne m’ef­fraie pas. J’ai une bonne san­té, de l’éner­gie, ça m’amuse… C’est pre­nant mais pas per­tur­bant. Je ré­cu­père très bien le week-end et en va­cances. L’idéal se­rait que je dorme vrai­ment quatre heures la nuit, mais c’est plus souvent trois, c’est com­pli­qué de se cou­cher avant mi­nuit. En sa­chant que je vais me le­ver cette an­née à 3 h 15. Pour être à l’an­tenne de RTL à 7 heures, j’ar­rive à 4 h 30… Mais tout va bien tant que j’ai cinq ou six heures de som­meil, sieste com­prise. Et que je sur­veille mon poids en ne bâ­frant pas pen­dant la se­maine et en fai­sant un peu d’ac­ti­vi­té phy­sique. Vous avez le temps de faire du sport ? Après la ma­ti­nale, et avant de faire une sieste, je cours ou je fais du vé­lo pen­dant une heure dans le bois ou dans une salle près de chez moi, ou de l’el­lip­tique à la mai­son, en re­gar­dant un épi­sode de sé­rie. J’ai beau-

« Je suis là pour qu’on gagne des té­lé­spec­ta­teurs »

coup de re­tard sur tout. Je suis du genre à dire je viens de com­men­cer « Brea­king Bad », c’est ex­tra­or­di­naire. (Rires.) Vous avez des ri­tuels pour af­fron­ter la jour­née ? Je suis fé­ti­chiste de mes car­nets et mes crayons. Et je me lave les mains souvent, je suis un peu ob­ses­sion­nel de l’hy­giène, et ça me calme. C’est mon yo­ga à moi. Les idées me viennent souvent sous le ro­bi­net d’eau fraîche…

Pla­teau de LCI, mer­cre­di der­nier. Yves Cal­vi quitte « C dans l’air » et France 5 pour ani­mer « 24 Heures en ques­tions », une nou­velle émis­sion de décryptage de l’ac­tua­li­té.

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