En 2017, des sa­laires en hausse de 1,7 %

Aujourd'hui en France - - ÉCONOMIE - DA­NIEL ROSENWEG

PEUT-ON ES­PÉ­RER une hausse de sa­laire en 2017, sa­chant que l’in­fla­tion (0,2 % en 2016) doit pas­ser à 1 % l’an pro­chain ? Pu­blié hier, « l’Ob­ser­va­toire du ca­pi­tal hu­main », réa­li­sé par le ca­bi­net d’au­dit et con­seil De­loitte, an­nonce une hausse de la masse sa­la­riale des en­tre­prises de l’ordre de 1,7 % pour les non-cadres et cadres su­pé­rieurs et de 1,8 % pour les cadres. Tout le monde ne pro­fi­te­ra pas for­cé­ment de cette pro­gres­sion, no­tam­ment, constate « l’Ob­ser­va­toire », parce que la ré­mu­né­ra­tion au mé­ri- te prend de plus en plus d’im­por­tance. Elle touche 41 % des non-cadres. Cette part va­riable du sa­laire a ain­si pro­gres­sé de… 12 % en 2016 !

Réa­li­sé sur la base de 891 mil­lions de don­nées in­di­vi­duelles de ré­mu­né­ra­tion et sur les dé­cla­ra­tions d’un pa­nel de 484 en­tre­prises re­pré­sen­ta­tives du pay­sage fran­çais (hor­mis l es très pe­tites en­tre­prises), ce rap­port fait aus­si le bi­lan 2016.

Cet t e a nnée, 4 % des non-cadres et 7 % des cadres n’ont pas vu leur sa­laire pro­gres­ser d’un io­ta. Mais, pour ceux qui ont vu gros­sir leur sa­laire, les em­ployeurs ont été plu­tôt gé­né­reux, avec une aug­men­ta­tion moyenne de 2,7 %. « Comme en 2015 », rap­pelle Jean-Phi­lippe Gouin, as­so­cié chez De­loitte.

Les en­tre­prises avaient pour­tant ta­blé, en 2015 comme en 2016, sur des hausses li­mi­tées à 1,6, voire 1,8 %. Pour­quoi cette dif­fé­rence ? La si­tua­tion se­rait-elle en train de s’amé­lio­rer ? « Dans beau­coup d’en­tre­prises, il y a eu l’ef­fet no­ria : beau­coup de dé­parts, par exemple à la re­traite, rem­pla­cés par de jeunes sa­la­riés moins ré­mu­né­rés. Et du coup plus de moyens dis­po­nibles pour les hausses de sa­laires. » Sur­tout dans les grandes en­tre­prises.

Ce­pen­dant, note Jean-Phi­lippe Gouin, « la courbe des ré­mu­né­ra­tions semble s’in­ver­ser avec la re­prise des hausses de sa­laires in­di­vi­dua­li­sées ». En 2017, les aug­men­ta­tions in­di­vi­duelles de­vraient donc prendre le pas sur les aug­men­ta­tions col­lec­tives.

« L’Ob­ser­va­toire » constate aus­si qu’en 2016 l’écart des sa­laires entre Ile-de-France et pro­vince per­siste : 6 % en moyenne, mais jus­qu’à 12 % avec cer­taines ré­gions. Il ré­vèle par ailleurs une éro­sion de l’épargne sa­la­riale : - 75 € pour un non-cadre, - 250 € pour un cadre.

En 2016, l’écart des sa­laires entre Ile-de-France et pro­vince per­siste

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