Etrange at­taque de l’Ins­ti­tut de cri­mi­no­lo­gie belge

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - J.-M.D.

LA CIBLE n’a sans doute pas été choi­sie au ha­sard. Loin de là. Sur­tout lors­qu’on s’at­taque à l’Ins­ti­tut na­tio­nal de cri­mi­no­lo­gie et cri­mi­na­lis­tique (INCC) de la po­lice à Bruxelles. Un la­bo­ra­toire où l’on ana­lyse la plu­part des re­le­vés de preuves sur les scènes de crimes com­mis en Bel­gique. Cet éta­blis­se­ment n’est rien de moins que l’équi­valent fran­çais de l’Ins­ti­tut de re­cherches cri­mi­nelles de la gen­dar­me­rie (IRCGN).Mais aus­si un centre de ré­flexion sur le sys­tème ju­di­ciaire belge.

Dans la nuit de di­manche à lun­di, un four­gon a dé­fon­cé les trois clô­tures suc­ces­sives au­tour du la­bo­ra­toire sur la chaus­sée de Vil­vorde pour ap­pro­cher au plus près de l’ins­ti­tut. Le par­quet de Bruxelles n’a pas re­te­nu d’em­blée l’hy­po­thèse ter­ro­riste, « sans l’ex­clure for­mel­le­ment ». Mais la piste du grand ban­di­tisme semble désor- mais te­nir la corde. « C’est vers 2 h 30 du ma­tin que le feu a pris dans un bâ­ti­ment. Un four­gon vo­lé pour fran­chir les clô­tures souples f aci l ement r en­ver­sables et au moins un en­gin in­cen­diaire pré­pa­ré par « plu­sieurs au­teurs », confiait le par­quet.

« Tout ce­la dé­montre que ces gens sa­vaient ce qu’ils fai­saient et ce qu’ils vi­saient. A l’évi­dence, ils vou­laient sans doute ef­fa­cer des preuves en cours d’ex­per­tise », sou­ligne une source po­li­cière.

La jus­tice belge compte sur la vi­déo­sur­veillance

Les ex­plo­sions en­ten­dues par des té­moins au cours de la nuit semblent être la consé­quence d’un in­cen­die et non la cause du si­nistre qui a dé­truit plu­sieurs salles dans un des bâ­ti­ments.

Le par­quet de Bruxelles re­fu­sait de dire, hier soir, s’il s’agis­sait de la­bo­ra­toires d’ex­per­tises tech­niques ou bien de salles d’études ser­vant à l’ana­lyse du droit pé­nal. Mais plu­sieurs per­son­nels de l’ins­ti­tut ont évo­qué, dans les mé­dias belges, la des­truc­tion de salles tech­niques du ser­vice cri­mi­na­lis­tique, là où les modes opé­ra­toires et les preuves sont sou­mis à ex­per­tise. Cinq per­sonnes ont été ar­rê­tées dans la nuit dans les en­vi­rons du la­bo­ra­toire, mais elles ont été re­mises en li­ber­té au bout de quelques heures. Rien ne per­met­tait de les mettre en cause.

Cette at­taque n’a fait au­cune vic­time, le centre le l’INCC étant dé­sert ce soir-là et dé­pour­vu ap­pa­rem­ment de toute garde po­li­cière ou mi­li­taire — même pas un gar­dien. En re­vanche, l’en­quête en cours peut comp­ter sur les images vidéo des ca­mé­ras de sur­veillance qui cernent le bâ­ti­ment.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.