« Nous avons vo­ca­tion à nous par­ler »

Jean-Chris­tophe La­garde,

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - Pro­pos re­cueillis par VIC­TOR TASSEL Pro­pos re­cueillis par MAR­TINE CHEVALET

LE DÉ­PU­TÉ cen­triste de Sei­neSaint-De­nis juge le mi­nistre dé­mis­sion­naire « cen­tro-com­pa­tible ». Quelle im­pres­sion vous laisse la dé­mis­sion de Ma­cron ? JEAN-CHRIS­TOPHE LA­GARDE. C’est la mise à mort d’une nou­velle can­di­da­ture Hol­lande. Voi­là son se- cond mi­nistre de l’Eco­no­mie, après Mon­te­bourg, qui signe l’épi­taphe de sa politique éco­no­mique. De­puis des mois, Ma­cron di­sait des choses to­ta­le­ment com­pa­tibles avec ce que nous di­sons de­puis long­temps. Mais il le di­sait le soir et, le ma­tin, il se ré­veillait pri­son­nier ! Il vient de se li­bé­rer d’un gou­ver­ne­ment dans le­quel il ne croyait plus. C’est un acte fort qui cor­res­pond à ce que veulent beau­coup de Fran­çais : re­nou­ve­ler le pay­sage politique. Il est com­pa­tible avec vous ? Comme nous, il ne veut pas que se re­pro­duise en 2017 ce qui a échoué en 2012 et que re­passent les mêmes plats ré­chauf­fés, c’est-à-dire tous ceux qui ont gou­ver­né — ou es­sayé de gou­ver­ner — et échoué. Qui sont ces plats ré­chauf­fés ? Hol­lande, Sar­ko­zy, Bay­rou, Mé­len­chon, Le Pen. Tous ces ac­teurs d’un jeu fi­gé, can­di­dats à la pré­si­den­tielle sans que ja­mais rien ne change. Ma­cron, comme nous, veut une re­com­po­si­tion politique. Il est au centre gauche, nous au centre droit, nous avons vo­ca­tion à nous par­ler. Il y a plus de points com­muns dans le dis­cours qu’il tient de­puis deux ans avec nous qu’avec Au­bry, Mon­te­bourg ou Ha­mon.

« Nous pen­sons comme lui que le sys­tème éco­no­mique et so­cial fran­çais est pé­ri­mé »

Vous n’avez pour­tant pas vo­té ses lois… Car elles étaient émas­cu­lées par le gou­ver­ne­ment, no­tam­ment sa loi de mo­der­ni­sa­tion. Nous pen­sons comme lui que le sys­tème éco­no­mique et so­cial fran­çais est pé­ri­mé, qu’il faut li­bé­rer les PME-PMI, ap­pli­quer une TVA so­ciale et aus­si rendre à l’éducation son rôle d’as­cen­seur so­cial. Vous n’ex­cluez pas qu’il soit votre can­di­dat en 2017 ? Nous par­le­rons de la pré­si­den­tielle et des lé­gis­la­tives, mais d’abord du pro­jet. Il peut être por­té par une can­di­da­ture UDI, par la sienne ou par d’autres. Nous en dis­cu­te­rons avec lui et avec nos amis.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.