A l’OM, l’ar­ri­vée de McCourt pour­rait mo­ti­ver les joueurs

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Mar­seille (Bouches-du-Rhône) De notre cor­res­pon­dant Un res­pon­sable de groupe mar­seillais CLÉ­MENT CHAILLOU

LES SUP­POR­TEURS sont ve­nus nom­breux mais n’ont ap­por­té ni dra­peaux amé­ri­cains ni porte-voix. Comme si la tor­nade s’était ar­rê­tée aux portes de la Com­man­de­rie. Hier ma­tin, moins de vingt-quatre heures après la pré­sen­ta­tion du fu­tur re­pre­neur pour l’OM, les joueurs mar­seillais ont re­pris le che­min des ter­rains dans une am­biance re­la­ti­ve­ment calme. En l’ab­sence de Diar­ra, Hu­bo­can ou Ca­bel­la, les lève- t ôt ont pu voir à l’oeuvre les Ra­billard, Khaoui ou Sarr.

Et réa­li­ser une chose : McCourt est peut-être ar­ri­vé à Mar­seille, mais la dream team es­pé­rée par la ville est en­core une chi­mère. Tant qu’il n’a pas of­fi­ciel­le­ment pris les com­mandes du club, l’homme d’af­faires amé­ri­cain ne trans­for­me­ra pas l’équipe. Mais peut-il dé­jà faire pous­ser quelques ailes ? C’est ce qu’es­pé­rait lun­di soir un res­pon­sable de groupe : « Avec cet ef­fec­tif mé­diocre, on ne ga­gne­ra rien. Mais l’ar­ri­vée d’un nou­veau pa­tron peut éven­tuel­le­ment créer un peu d’ému­la­tion, glis­sait-il. Les joueurs qui se dis­tin­gue­ront au­ront l’oc­ca­sion de faire par­tie du fu­tur pro­jet, alors que les autres pren­dront pro­ba­ble­ment la porte. »

Marc Lib­bra, pré­sent en 1997 pour le dé­but de l’ère Ro­bert Louis-Drey­fus, n’y croit pas vrai­ment. « A l’époque, on ve­nait de re­mon­ter en D 1, il y avait eu des in­ves­tis­se­ments, mais ça n’avait pas été une ré­vo­lu­tion dans le groupe, se sou­vient-il. Et il est peu pro­bable que ce soit le cas au­jourd’hui. Le pro­blème des joueurs, c’est sur­tout de sa­voir s’ils vont jouer le week-end pro­chain ou s’ils vont pou­voir s’en al­ler avant la fin du mer­ca­to. Ça pour­rait éven­tuel­le­ment mo­ti­ver ceux qui vou­draient s’ins­crire dans la du­rée au club, mais à part Yo­hann Pe­lé, je n’en vois pas beau­coup. Pour la plu­part, l’OM n’est qu’un trem­plin. »

L’an­cien at­ta­quant trouve quand même un point po­si­tif à ce dé­noue­ment. « Quand tu es joueur, tu te dis : En­fin, on va ar­rê­ter de nous cas­ser les pieds avec une nou­velle ru­meur tous les deux jours, on va nous lais­ser tra­vailler tran­quille­ment. »

Peu avant la séance, hier, Franck Pas­si au­rait d’ailleurs glis­sé quelques mots à son groupe, lui rap­pe­lant de se concen­trer d’abord sur le jeu.

« Ceux qui se dis­tin­gue­ront au­ront l’oc­ca­sion de faire par­tie du pro­jet du club »

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