Tout re­com­mence au­jourd’hui

FOOT­BALL. Le test des Bleus ce soir à Ba­ri (Ita­lie) face à la Squa­dra Az­zur­ra marque le dé­but d’une nou­velle aven­ture. L’Eu­ro et sa fi­nale per­due ap­par­tiennent au pas­sé. Ob­jec­tif : Mon­dial 2018.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Ba­ri (Ita­lie) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC

CIN­QUANTE-TROIS JOURS après ce cruel France - Por­tu­gal (0-1) du Stade de France en fi­nale de l’Eu­ro 2016, les larmes ont sé­ché, mais la pein­ture reste fraîche. Pour tour­ner la page et in­di­quer un nou­veau sens, une nou­velle his­toire, l’aube d’une aven­ture, Di­dier Des­champs a don­né un coup de pin­ceau aux Bleus.

Le re­nou­vel­le­ment, for­cé ou choi­si, donne du pi­ment à la ren­trée et se concentre es­sen­tiel­le­ment sur le phé­no­mène Ous­mane Dem­bé­lé, pas­sé d’un été du 8e club de Ligue 1 (Rennes) à l’équipe de France avec un cro­chet par Dort­mund, où il ré­gale dé­jà. Mais Cor­chia, Si­di­bé ou Areo­la, en at­ten­dant Ra­biot sans doute les pro­chaines fois, en­tre­tiennent le bouillon­ne­ment in­terne et la cu­rio­si­té. Ils vont ren­sei­gner sur l’en­vie de re­voir à plus ou moins long terme les Evra, Sa­gna, Ca­baye.

Les Bleus se sen­ti­ront en­core plus proches de la Coupe du monde en Rus­sie, mar­di à Bo­ri­sov, quand il s’agi­ra de dé­fier la Bié­lo­rus­sie à do­mi­cile en ou­ver­ture des éli­mi­na­toires. Mais tout com­mence au­jourd’hui, ce soir, en une ré­pé­ti­tion gé­né­rale. C’est la rai­son d’être de cet Ita­lie - France, qui réunit deux des équipes les plus en­thou­sias­mantes à suivre lors de l’Eu­ro 2016 et lance la sai­son in­ter­na­tio­nale dans un contexte de fu­nam­bules.

Avec An­toine Griez­mann, le chou­chou et la star

Les Tri c ol or e s doivent s e dé­brouiller avec l’achè­ve­ment du mer­ca­to hier soir à mi­nuit, des états de forme to­ta­le­ment dis­pa­rates, un ob­jec­tif loin­tain — le Mon­dial 2018 —, mais dont les obs­tacles se dressent sur leur route dès la se­maine pro­chaine, et un nou­veau sta­tut à dé­fendre. « La dé­ter­mi­na­tion et le plai­sir, ils l’ont, confie le sé­lec­tion­neur en évo­quant ses joueurs. Il faut se ser­vir des bonnes choses du pas­sé, se pro­je­ter sur un nou­vel ob­jec­tif. Les deux der­nières an­nées n’étaient pas désa­gréables, mais c’était un peu lon­guet (NDLR : deux ans de matchs ami­caux). Rien ne rem­place les matchs de com­pé­ti­tion. »

Ce soir, c’est un match de com­pé­ti­tion à moi­tié : sans le poids du ré­sul­tat mais avec l’adré­na­line de ce qui suit et se prépare main­te­nant. Au mi­lieu de tout ça coule le bon­heur in­tact de re­trou­ver ces Bleus, pour­voyeurs de rêve en juin et juillet der­niers. La chute sur la der­nière marche ne change rien. Ils forment une équipe que la France aime dé­sor­mais, in­car­née par un seul homme, un chou­chou et une star, l’un des meilleurs foot­bal­leurs de la pla­nète à ce mo­ment de l’his­toire : An­toine Griez­mann. L’équipe de France, ce sont dix bons joueurs qui dé­pendent dé­sor­mais d’un on­zième, d’ex­cep­tion. C’ e s t dan­ge­reux, on l ’ a vu le 10 juillet, mais il n’y a au­cune rai­son que ce­la change. Et, pour tout dire, pour l’ins­tant, c’est bien comme ça.

Stade San Ni­co­la (Ba­ri), hier. Le sé­lec­tion­neur fran­çais, Di­dier Des­champs, veut que ses joueurs se pro­jettent le plus ra­pi­de­ment pos­sible « sur un nou­vel ob­jec­tif », le Mon­dial 2018, dont les éli­mi­na­toires dé­marrent mar­di face à la Bié­lo­rus­sie.

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