Da­vid Luiz prend le der­nier train pour Chel­sea

Mer­ca­to.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - RO­NAN FOLGOAS

COUP DE THÉÂTRE dans le mer­ca­to. Da­vid Luiz, 29 ans, l’une des fi­gures em­blé­ma­tiques du PSG, a fait ses va­lises hier et pris la di­rec­tion de Chel­sea. Deux ans après avoir été trans­fé­rée pour 50 M€ en pro­ve­nance du club lon­do­nien, la plus cé­lèbre ti­gnasse du Cham­pion­nat de France ef­fec­tue le che­min in­verse. Tout s’est joué hier, lors de l’ul­time jour­née du mar­ché des transferts.

Dans la ma­ti­née, le dé­fen­seur bré­si­lien s’est d’abord en­traî­né comme si de rien n’était, ou presque, au camp des Loges. Il a tout de même lâ­ché un « good­bye » très ex­pli­cite à ses co­équi­piers en pas­sant, pour la der­nière fois, les portes du ves­tiaire pa­ri­sien. Comme ré­vé­lé par Le­pa­ri­sien.fr, il a en­suite em­bar­qué à bord d’un Eu­ros­tar pour pas­ser sa vi­site mé­di­cale à Londres. Les deux clubs ont of­fi­cia­li­sé le trans­fert en dé­but de soi­rée, sous ré­serve que les divers exa­mens mé­di­caux soient po­si­tifs. Le mon­tant de la tran­sac­tion se­rait com­pris entre 35 et 40 M€.

Après avoir sou­mis une pre­mière offre lun­di, les Blues, ma­na­gés par l’Ita­lien Conte, sont donc re­ve­nus à la charge. Suf­fi­sam­ment en tout cas pour faire flé­chir leurs in­ter­lo­cu­teurs pa­ri­siens. De son cô­té, Da­vid Luiz, in­for­mé de­puis plu­sieurs jours de l’in­té­rêt qu’il sus­ci­tait, sou­hai­tait quit­ter Pa­ris. Ti­tu­laire ré­gu­lier ces deux der­nières sai­sons en dé­fense cen­trale aux cô­tés de Thia­go Sil­va, il avait vu son étoile pâ­lir au fil de per­for­mances en dents de scie et sous la pres­sion de Mar­quin­hos.

Une très bonne opé­ra­tion fi­nan­cière

D’ailleurs, Unai Eme­ry, son nou­vel en­traî­neur, avait joué cartes sur table dans le cou­rant de l’été en lui an­non­çant son dé­clas­se­ment dans la hié­rar­chie. Il de­vait donc s’at­tendre à fré­quen­ter le banc de touche, sur­tout lors des grands matchs. Une si­tua­tion qu’il avait fi­ni par ac­cep­ter, jus­qu’au jour où Chel­sea s’est ma­ni­fes­té. Ce trans­fert de der­nière mi­nute consti­tue un re­tour à l’en­voyeur sa­vou­reux pour Da­vid Luiz, vain­queur de la Ligue des cham­pions en 2012 avec les Blues et ex-chou­chou de Stam­ford Bridge. Pour le PSG, le bi­lan est plus contras­té. Certes, la vente du 3e plus gros sa­laire du club (der­rière Thia­go Sil­va et Di Ma­ria) dans des condi­tions aus­si avan­ta­geuses consti­tue une très bonne opé­ra­tion fi­nan­cière. Mais elle jette un voile sur l’en­semble du mer­ca­to. Avec ce dé­part, les cham­pions de France en titre se sé­parent d’un autre cadre de l’ère Ibra­hi­mo­vic qui ne se­ra pas rem­pla­cé à court terme.

Faute de can­di­dat idoine, les di­ri­geants ont en ef­fet pré­fé­ré re­por­ter au mer­ca­to hi­ver­nal le pos­sible re­cru­te­ment d’un dé­fen­seur cen­tral de sub­sti­tu­tion. Une dé­ci­sion va­li­dée par Eme­ry qui, outre Thia­go Sil­va, Mar­quin­hos et Kim­pembe, pense aus­si s’ap­puyer, en cas de be­soin, sur Au­rier, voire Thia­go Mot­ta. Entre le gain fi­nan­cier et le risque spor­tif, mi­nime à court terme, le PSG a donc choi­si. Sans hé­si­ter très long­temps.

Le mon­tant du trans­fert de Da­vid Luiz se­rait com­pris entre 35 et 40 M€.

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