Ali Bon­go sous pres­sion

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE -

Des forces de sé­cu­ri­té qua­drillaient tou­jours hier les rues de la ca­pi­tale ga­bo­naise, Li­bre­ville. Près d’un mil­lier d’op­po­sants ont été ar­rê­tés dans tout le pays après une nuit d’émeutes et de pillages dé­clen­chée par l’an­nonce de la ré­élec­tion contes­tée du pré­sident sor­tant, Ali Bon­go. Ce der­nier est au­jourd’hui sous la pres­sion de la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale, qui ap­pelle à un nou­veau comptage des votes. Hier, il a tou­te­fois af­fi­ché sa fer­me­té, re­je­tant la res­pon­sa­bi­li­té des vio­lences qui au­raient fait au moins trois morts. « Les élec­tions ont ren­du leur ver­dict. Qui a per­du ? Un grou­pus­cule dont le seul pro­jet était de prendre le pou­voir pour se ser­vir du Gabon et non ser­vir le Gabon », a ac­cu­sé le fils et suc­ces­seur d’Omar Bon­go, en vi­sant Jean Ping, son ri­val. Mal­gré le dis­po­si­tif po­li­cier, des pillages étaient tou­jours en cours hier, à la mi-jour­née, dans les fau­bourgs po­pu­laires de la ca­pi­tale. Même si les Fran­çais ne sont pas vi­sés en tant que tels, le Quai d’Or­say a ap­pe­lé ses 14 000 res­sor­tis­sants ré­si­dant au Gabon à ne pas cir­cu­ler, ni à Li­bre­ville ni sur l’en­semble du ter­ri­toire, « compte te­nu des désordres ac­tuels ». Dans les éta­blis­se­ments sco­laires tri­co­lores, la rentrée des classes, qui de­vait avoir lieu mar­di pro­chain, a été re­por­tée d’une se­maine. A Pa­ris, le mi­nis­tère des Af­faires étran­gères a ac­ti­vé hier ma­tin sa cel­lule de crise. A.D.

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