Les Bleus re­partent du bon pied

FOOTBALL. Pour leur re­tour aux af­faires après la fi­nale per­due de l’Eu­ro, les Fran­çais ont par­fai­te­ment ma­noeu­vré. Ils semblent prêts pour le voyage de mar­di en Bié­lo­rus­sie.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Ba­ri (Italie) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux DO­MI­NIQUE SÉVÉRAC

RENTRÉE RÉUS­SIE ! Voire par­faite. Dans un match d’abord joyeux et ou­vert, puis plom­bé par les chan­ge­ments et l’en­nui, les Bleus réa­lisent une pe­tite sen­sa­tion en s’im­po­sant fran­che­ment en Italie, un soir où il fal­lait convaincre le nou­veau sé­lec­tion­neur de la Squa­dra Az­zur­ra. Au­cune sus­pi­cion n’est pos­sible sur la mo­ti­va­tion des Ita­liens et les Bleus de­meurent sur les stan­dards de l’Eu­ro, avec un bouillon­ne­ment in­terne évident, des en­trées ou des re­tours réus­sis, dont ce­lui de Kur­za­wa, au­teur en moins d’un mois de quatre buts, trois avec Pa­ris et son pre­mier en A au bout de la troi­sième cape.

A un train d’en­fer

Même si rien, lors de cet Italie - France ami­cal, n’an­nonce le com­bat de mar­di en Bié­lo­rus­sie, les al­lures de piège et le par­fum de la com­pé­ti­tion, les Bleus semblent prêts. Leur ma­tu­ri­té saute aux yeux, l’Eu­ro est presque ava­lé et tout ce qui n’a pas plu en pre­mière pé­riode, comme ces er­rances dé­fen­sives, a été cor­ri­gé après la pause en même temps que les chan­ge­ments dé­gon­flaient la par­tie de son in­té­rêt. Les Bleus tra­versent l’été avec le même sé­rieux, la même en­vie, un re­tour au 4-3-3 qui ne fa­vo­rise pas Griez­mann mais l’af­faire pa­raît tem­po­raire, jus­qu’au re­tour de Sis­so­ko mar­di à Bo­ri­sov, a prio­ri.

Il y a en­core du bou­lot, évi­dem­ment. Va­rane était si heu­reux de re­trou­ver l’équipe de France qu’il a fait ca­deau de son mar­quage à Gra­zia­no Pel­lé, Ma­tui­di s’est gé­ré pour son pre­mier match dé­bu­té de la sai­son et Pog­ba, sous les sif­flets constants d’une Italie qui le re­grette donc, a don­né une di­men­sion ami­cale à son in­ves­tis­se­ment du jour. Pour les at­ta­quants, la soi­rée ne peut res­ter ano­dine. Gi­roud, pas ti­tu­laire à Ar­se­nal en ce mo­ment — re­prise ou choix ? — s’est en­core re­trou­vé au bon en­droit au bon mo­ment et Mar­tial se sou­vien­dra toute sa vie de son pre­mier but en sé­lec­tion. Par­fois, c’est contre Malte ou le Luxem­bourg, là, c’était de­vant Buffon, la lé­gende et le Man­cu­nien a le droit d’en­ca­drer la pho­to dans sa chambre.

Quand on fouille­ra dans les ar­chives dans moins de dix ans pour vé­ri­fier où tout a com­men­cé s’il confirme le feu qu’il a en lui, la pe­tite histoire re­tien­dra éga­le­ment que Dem­bé­lé est de­ve­nu un joueur de l’équipe de France A à la 63e mi­nute de cette ren­contre à Ba­ri. Il lui reste en­core à gran­dir et s’ac­cro­cher au bon wa­gon d’une équipe de France qui file à un train d’en­fer. Mar­di, il faut conser­ver la même vi­tesse.

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