Buffon sauve « la Mar­seillaise »

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Ba­ri (Italie) CH.B.

UN PA­TRON, ça sait aus­si im­po­ser son au­to­ri­té en une pe­tite se­conde. Au mo­ment des hymnes, et un peu à la sur­prise gé­né­rale, des huées sont sor­ties des tra­vées du vé­tuste stade San Ni­co­la dès les pre­mières notes de « la Mar­seillaise ». Pas­sé quelques se­condes de stu­pé­fac­tion, l’im­mense ca­pi­taine de la Squa­dra Az­zur­ra, Gian­lui­gi Buffon, a dé­ci­dé d’ef­fa­cer l’of­fense.

Ali­gné aux cô­tés des ar­bitres, le gar­dien aux 186 sé­lec­tions a com­men­cé à ap­plau­dir l’hymne fran­çais. Dans la fou­lée, ses dix co­équi­piers l’ont imi­té. Cette ré­ac­tion a suf­fi pe­tit à pe­tit à noyer les sif­flets. Vingt se­condes après le dé­but de « la Mar­seillaise », la grande ma­jo­ri­té des 40 000 spec­ta­teurs de Ba­ri ont à leur tour sui­vi l’exemple du grand Gigi.

Un beau geste de fair-play

Et voi­là com­ment l’hymne fran­çais, en­ta­mé sous les sif­flets, a fi­ni sous les ap­plau­dis­se­ments nour­ris du pu­blic des Pouilles. Il est vrai que pour Buffon, un hymne na­tio­nal n’est pas qu’un pas­sage obli­gé avant un coup d’en­voi. A chaque fois, il en­tonne « Fra­tel­li d’Ita­lia », l’hymne trans­al­pin, avec une fer­veur to­tale, par­fois jus­qu’aux larmes. « C’est le mo- ment où l’équipe, le pu­blic et le pays sont unis, nous ex­pli­quait-il en 2013 au centre d’en­traî­ne­ment de la Ju­ven­tus Tu­rin. Il ne faut pas jouer avec ça. » Un geste de fair-play dont on se sou­vien­dra…

Stade San Ni­co­la (Ba­ri), hier. Gian­lui­gi Buffon, le gar­dien ita­lien (ici de face en noir), a réus­si à re­tour­ner le pu­blic qui avait com­men­cé à sif­fler l’hymne fran­çais.

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