Fal­lait-il lais­ser par­tir Da­vid Luiz ?

Ligue 1.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - LAURENT PER­RIN

AVEC LE DÉ­PART de Da­vid Luiz (pour Chel­sea), qui s’ajoute à ceux d’Ibra­hi­mo­vic, Si­ri­gu et, dans une moindre me­sure, Van der Wiel, le PSG tourne une page et se lance dans un nou­veau cycle. Sans cer­ti­tude. La lec­ture du mer­ca­to pa­ri­sien ne sus­cite pas un en­thou­siasme dé­me­su­ré, d’au­tant que Ben Ar­fa, le seul ma­gi­cien re­cru­té, va de­voir cra­va­cher pour sé­duire Eme­ry. A douze jours du pre­mier choc en Ligue des cham­pions face à Ar­se­nal, le PSG semble plus fra­gile qu’il y a un an. Comme si les di­ri­geants n’étaient plus prêts à toutes les fo­lies pour conqué­rir l’Eu­rope. Le dé­part de Da­vid Luiz est à ce titre symp­to­ma­tique. Par­mi la de­mi­dou­zaine de can­di­dats à la vic­toire fi­nale dans la plus pres­ti­gieuse des com­pé­ti­tions eu­ro­péennes, Pa­ris est le seul qui ne compte que trois dé­fen­seurs cen­traux de mé­tier. Aux risques de bles­sure, il faut en­vi­sa­ger la fa­tigue ac­cu­mu­lée par le duo ti­tu­laire (Thia­go Sil­va - Mar­quin­hos), qui de­vrait ra­pi­de­ment for­mer la char­nière de l’équipe du Brésil.

Ce choix as­su­mé par le staff montre que l’as­pect fi­nan­cier est dé­sor­mais au moins aus­si im­por­tant que les consi­dé­ra­tions spor­tives. C’est nou­veau. De­puis l’ar­ri­vée du Qa­tar en 2011, rien n’était trop cher. Au­jourd’hui, la lo­gique ap­pa­raît dif­fé­rente. Ini­tia­le­ment, il n’était pas ques­tion que Da­vid Luiz quitte Pa­ris. Mais la pro­po­si­tion de Chel­sea sem­blait dif­fi­cile à re­fu­ser. Sus­pec­té d’avoir sur­payé le Bré­si­lien en 2014 (50 M€), le PSG n’a pas lais­sé fi­ler l’op­por­tu­ni­té de le re­vendre en­vi­ron 38 M€ deux ans plus tard. Entre-temps, Da­vid Luiz a vieilli (il au­ra 30 ans en avril), il n’est plus un joueur in­ter­na­tio­nal et a mon­tré des er­rances à peine com­pa­tibles avec le ni­veau de la Ligue 1.

Eme­ry de­vra trou­ver des so­lu­tions

Après avoir ana­ly­sé tous les pa­ra­mètres, les dé­ci­deurs pa­ri­siens se sont donc ren­dus à l’évi­dence et ont sai­si une op­por­tu­ni­té qui ne se se­rait sans doute ja­mais re­pré­sen­tée. Et les éco­no­mies réa­li­sées avec le dé­part du troi­sième plus gros sa­laire du ves­tiaire per­met­tront d’étof­fer l’ef­fec­tif dans cinq mois, ou dans un an. En outre, il libère une place d’ex­tracom­mu­nau­taire, ce qui se­ra un atout non né­gli­geable lors des fu­turs mer­ca­tos.

Il ap­par­tient à Eme­ry de s’adap­ter à cette stra­té­gie et de trou­ver les so­lu­tions pour com­bler les trous dans sa ligne dé­fen­sive. La pres­sion est grande, mais l’Es­pa­gnol le sait. Lui aus­si a don­né son feu vert pour li­bé­rer Da­vid Luiz. Il ne pour­ra donc pas s’en plaindre.

Serge Au­rier pour­rait ne pas être ré­ta­bli pour le match de C 1 le 13 sep­tembre au Parc face à Ar­se­nal. Vic­time d’une en­torse à la che­ville droite, le la­té­ral de­vrait être in­dis­po­nible pour en­core une di­zaine de jours.

Ar­ri­vé en 2014 au PSG pour 50 M€, Da­vid Luiz re­part deux sai­sons plus tard en n’ayant presque rien mon­tré.

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