Gaë­tan Rous­sel de l’autre cô­té du mi­cro

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - CHAR­LOTTE MO­REAU

LA VOIX EST DOUCE et na­sale. Le bon­jour, un peu fé­brile. Le look, sage : gi­let bou­ton­né en­ca­drant une che­mise bien nette. On connaît Gaë­tan Rous­sel en sueur, en transe et en concert. Ce soir à 19 heures, les au­di­teurs de RTL 2 dé­cou­vri­ront le lea­deur du groupe Louise At­taque de l’autre cô­té du mi­cro, dans la peau de l’ani­ma­teur ra­dio. Chaque ven­dre­di, « Clap Hands » — du nom d’une de ses chan­sons so­lo — of­fri­ra une heure de com­pli­ci­té mu­si­cale avec un autre ar­tiste. In­ter­view nour­rie de con­nexions com­munes, de res­sen­tis par­ta­gés, et live en duo. RTL 2 a mis trois ans à concré­ti­ser ce pro­jet, dont un de dis­cus­sions avec Gaë­tan Rous­sel, jus­qu’à ce que son agen­da le lui per­mette. « J’ai ac­cep­té — par er­reur ou pas — cette in­vi­ta­tion » sou­rit le chan­teur, clin d’oeil à son tube de 1997. « Le monde des ro­ckeurs ou des chan­teurs, c’est un club très fer­mé, qu’on ne connaît ja­mais vrai­ment, même en étant l’ani­ma­teur le plus pro pos­sible, ex­plique Guillaume Pieau, di­rec­teur des pro­grammes de RTL 2. On avait en­vie d’une conver­sa­tion d’aver­tis, sans être non plus ex­cluants. »

Comme au bis­trot

Et c’est Ra­phaël qui s’est as­sis le pre­mier dans le stu­dio de la sta­tion, co­con boi­sé et pa­ti­né, où traîne un grille-pain, un cha­peau de sor­cière et des bal­lons tri­co­lores, ves­tiges de la ma­ti­nale. Les deux au­teurs-com­po­si­teurs-in­ter­prètes se connaissent bien, le tu­toie­ment est de ri­gueur. Et dès les pre­mières ques­tions, on est ailleurs. « Com­ment t’écris, t’as une ma­nière ? Moi, par exemple, j’écris en mar­chant, c’est là que les mots viennent… » songe Gaë­tan Rous­sel. « Entre 1 0 heures et 18 heures, je suis in­ca­pable de faire quoi que ce soit, avoue Ra­phaël. Je peux en­re­gis­trer une chan­son, mais pas en écrire. »

L’oi­seau de nuit choi­sit un titre de Dead Man’s Bones, le groupe cré­pus­cu­laire de Ryan Gos­ling. « Ça fait par­tie des disques qui m’ont don­né en­vie d’en­re­gis­trer avec des en­fants. » En fond de la conver­sa­tion, un « ta­pis » mu­si­cal conti­nue de se dé­rou­ler. « On a en­vie de les ima­gi­ner dis­cu­ter, en bu­vant un verre dans un ca­na­pé », souffle Guillaume Pieau, en nous ten­dant un casque. On est en plein jour, pour­tant on di­rait qu’il fait nuit.

L’émis­sion file, comme sus­pen­due. « C’est fou la vi­tesse avec la­quelle on sort de route, même avec un pro­gramme très pré­cis », avoue Gaë­tan Rous­sel, en mon­trant son conduc­teur. Ce jour-là, nous sommes le 10 juin, trois mois avant la dif­fu­sion de l’émis­sion. De­puis, Marc La­voine et M ont sui­vi. Pour as­su­rer sa ré­gu­la­ri­té, « Clap Hands » n’est pas en di­rect. C’est le jeu. Et la chan­delle ? « Une bonne ex­cuse pour in­vi­ter des potes au­tant que des gens que je ne connais pas et rêve de ren­con­trer, comme Ber­nard La­villiers. » De­puis, c’est chose faite, pour une dif­fu­sion le 23 sep­tembre.

Pa­ris, le 10 juin. Le chan­teur Gaë­tan Rous­sel, qui anime « Clap Hands », n’hé­site pas à pous­ser la chan­son­nette avec ses in­vi­tés, comme ici avec Ra­phaël.

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