Avec Or­nel­la, ça pro­met

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - SYL­VAIN MERLE

CE N’EST PAS TANT pour sa plas­tique, certes avan­ta­geuse, que pour son ton caus­tique que Ca­nal + a choi­si de faire d’Or­nel­la Fleu­ry sa nou­velle Miss Mé­téo… La co­mé­dienne de 30 ans fe­ra son ap­pa­ri­tion lun­di au­tour de 19 h 50 sur le pla­teau du « Grand Jour­nal » dé­sor­mais pré­sen­té par Vic­tor Ro­bert. At­ten­tion, la belle plante s’an­nonce aus­si pi­quante que dé­ca­pante ! Avec son air de ne pas y tou­cher, elle est ca­pable de sor­tir les pires hor­reurs sans se dé­par­tir de son jo­li sou­rire.

Dé­cou­verte avec ses vi­déos pa­ro­diques de Za­hia et Mé­la­nie Laurent sur In­ter­net, elle a un peu plus dé­voi­lé son jeu dans « Or­nel­la Fleu­ry », son pre­mier seule-en-scène qu’elle a joué une par­tie de cette an­née au Point-Vir­gule, à Pa­ris. Elle y aborde, entre autres joyeu­se­tés, le blan­chi­ment d’anus, la sex-tape de Kim Kar­da­shian, les « putes à clip » aux gros fes­siers, le sexe, avec ou sans ses ex, un su­jet qu’elle a beau­coup en bouche, que rien ne semble pou­voir écor­cher…

« Je vou­lais avoir la même li­ber­té que j’ai dans la vie, par­ler comme à mes co­pines quand on se ra­conte nos conne­ries, ex­plique la jeune femme ori­gi­naire de Dra­gui­gnan (Var). On est tou­jours un peu crues, c’est un truc de filles, c’est pour ça qu’on est plus drôles que les gar­çons. » L’en­vie, aus­si, de ne pas lais­ser ce ter­rain aux hommes. « Je vou­lais dire au­tant d’hor­reurs qu’eux, di­sons balle au centre. » Co­écrit avec Mus­ta­pha El Atras­si qui le met en scène et le pro­duit, son spec­tacle était d’ailleurs dé­con­seillé aux moins de 16 ans. Ar­rê­té « pour mieux pro­fi­ter de la nou­velle aven­ture du Grand Jour­nal », le show pour­rait re­prendre dé­but 2017.

Un lan­gage fleu­ri

Son lan­gage, Fleu­ry l’as­sume à « 2 000 % » et ne compte pas s’en dé­par­tir face aux té­lé­spec­ta­teurs de Ca­nal… qui en ont vu d’autres. « La pre­mière de lun­di se­ra dans la même veine, pro­met-elle. Ce ton un peu trash et in­ci­sif a plu à Ca­nal, ils m’ont don­né carte blanche. » Ira-t-elle aus­si loin que sur scène ? « Je vais y al­ler dou­ce­ment, mais je vais y ar­ri­ver », lâche-t-elle, avec l’ob­jec­tif de va­rier les plai­sirs en in­car­nant une ga­le­rie de per­son­nages au fil des jours. Aus­si stres­sée qu’ex­ci­tée, elle a hâte de com­men­cer, prise d’une en­vie pres­sante de créer une com­pli­ci­té avec l’équipe en pla­teau. « Ce cô­té bande où tu fais rire tes co­pains me plaît énor­mé­ment », pour­suit celle qui re­garde les Miss Mé­téo de­puis l’ado­les­cence, avec comme pre­mière ré­fé­rence Louise Bour­goin, « pour sa fo­lie drô­lis­sime ». A elle de de­ve­nir cette « fo­folle qui ar­rive e n mil i e u d’ é mis­si on pour ba­lan­cer des conne­ries ». Elle au­ra deux mi­nutes trente par jour pour sé­duire.

« Je vou­lais avoir la même li­ber­té que j’ai dans la vie, par­ler comme à mes co­pines quand on se ra­conte nos conne­ries », ex­plique Or­nel­la Fleu­ry que les té­lé­spec­ta­teurs dé­cou­vri­ront lun­di au « Grand Jour­nal ».

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