Des nour­ris­sons nés avant terme sous haute sur­veillance

Aujourd'hui en France - - ACTUALITÉ - C.P. ET É.T.

« L’AF­FEC­TION DI­GES­TIVE est un risque re­dou­table et re­dou­té pour les pré­ma­tu­rés », confie le chef d’un grand ser­vice de ré­ani­ma­tion néo­na­tale. La pa­roi di­ges­tive, im­ma­ture, d’un bé­bé né bien avant terme est si fine que tout germe peut, en la tra­ver­sant, pro­vo­quer une sep­ti­cé­mie. Voi­là pour­quoi les 60 000 pré­ma­tu­rés nés chaque an­née en France sont sous très haute sur­veillance. Par­ti­cu­liè­re­ment les 8 500 très grands pré­ma­tu­rés, nés entre le 5e et 7e mois.

Pour les nour­rir, on pri­vi­lé­gie le lait ma­ter­nel. Il n’est pas tou­jours pos­sible que ce soit ce­lui de la ma­man. Elle n’en a pas for­cé­ment en­core, se trouve par­fois el­le­même en ré­ani­ma­tion, « ou bien on n’a pas fait toutes les ana­lyses pou­vant as­su­rer un lait sans germes ». D’où le re­cours aux lac­ta­riums — 37 en France — qui col­lectent les dons de mères d’en­fants nés à terme.

Les « don­neuses » sont in­ter­ro­gées, tes­tées (vi­rus et fu­meuses ex­clues). Le lait col­lec­té est mé­lan­gé, puis pas­teu­ri­sé à 63°. Chaque poche est tes­tée avant et après pas­teu­ri­sa­tion, je­tée si ju­gée im­propre, ou ex­pé­diée si be­soin en ser­vice de néo­na­to­lo­gie. « Ar­ri­vé sous forme lyo­phi­li­sée, ex­plique le chef de ser­vice, il y est re­cons­ti­tué sous une hotte à flux la­mi­naire », ap­pa­reil qui as­sure une ma­ni­pu­la­tion sans germes.

Chaque poche de lait est tes­tée avant et après pas­teu­ri­sa­tion

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