« Je veux être une ins­pi­ra­tion »

Top 14. Juan Im­hoff,

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Pro­pos re­cueillis par OLI­VIER FRAN­ÇOIS ET DA­VID OPOCZYNSKI

(NDLR : sa­me­di der­nier) car pen­dant un mois et de­mi, j’ai eu des en­traî­ne­ments spé­ci­fiques et in­tenses pour le rug­by à VII. En fait, je me suis de­man­dé ce qui al­lait se pas­ser quand l’ar­bitre, au bout de qua­torze mi­nutes, ne sif­fle­rait pas la fin du match comme au VII. J’ai eu peur de ne pas te­nir les quatre-vingts mi­nutes. »

Les Jeux olym­piques

« Je ne pen­sais pas du tout avoir la pos­si­bi­li­té d’y al­ler à ce mo­ment de ma car­rière. J’ai pu re­pré­sen­ter mon pays, c’est in­croyable. J’ai fait des ef­forts pour y être, j’ai éti­ré ma sai­son mais ça va­lait le coup. Ce sont des mo­ments in­ou­bliables. J’ai pu voir To­ny Par­ker, lui par­ler, et je lui ai de­man­dé une pho­to. Usain Bolt, je l’ai sim­ple­ment aper­çu et c’était dé­jà beau. Moi, j’es­saie seule­ment de cou­rir vite, l ui, il l e f ait et c’est le meilleur du monde. Ce­la n’a rien à voir ! Ce que je re­tiens, c’est que tous les ath­lètes sont pa­reils, quel que soit leur sport. Ils font preuve d’hu­mi­li­té et de res­pect. »

Le bou­clier de Bren­nus

« Le titre, c’est du pas­sé et ça ne veut pas for­cé­ment dire grand­chose. Joe Ro­ko­co­ko ( NDLR : l’autre ai­lier du Ra­cing, an­cien All Black), qui est mon idole, a cou­tume de dire que le vé­ri­table cham­pion n’est pas ce­lui qui sou­lève le bou­clier une fois mais ce­lui qui se lève tous les ma­tins avec cette am­bi­tion. Je pense exac­te­ment la même chose. Pour moi, les grands hommes, ce sont ceux qui sont tom­bés plu­sieurs fois et se sont re­le­vés à chaque fois. Le titre, c’est une étape, une anec­dote. On peut juste re­gar­der der­rière nous et sa­voir ce qu’il faut faire si on veut le rem­por­ter à nou­veau. La sai­son pas­sée, on a fait des ef­forts presque in­hu­mains. Il va fal­loir re­le­ver le dé­fi. »

La France

« J’ai fait le choix de res­ter dans mon club qui est pour moi une fa­mille, et de ne pas re­joindre l’Ar­gen­tine. Ce­la me manque de ne pas pou­voir dé­sor­mais jouer pour mon pays en rug­by à XV mais c’est comme ça. Je suis bien ici même si les at­ten­tats, ça me fait peur, bien sûr. Il n’y a pas de su­per­hé­ros pour lut­ter contre ça, il n’y a que des hommes qui tra­vaillent et qui font des ef­forts. Et avec l’hu­mi­li­té, on peut faire de grandes choses. Le rug­by est une dis­ci­pline très hon­nête avec des va­leurs que notre so­cié­té a per­dues : la paix, le res­pect et le sa­cri­fice. Et moi, je veux être une ins­pi­ra­tion, par mon jeu, par mon com­por­te­ment. Je veux ai­der, comme je le peux, les gens à re­trou­ver des va­leurs. C’est mon rêve. »

Juan Im­hoff n’a qua­si­ment pas ces­sé de jouer de­puis qu’il a sou­le­vé le Bou­clier de Bren­nus à la fin de la sai­son der­nière, jus­qu’à la re­prise du Top 14 en pas­sant par le tour­noi de rug­by à VII aux JO dis­pu­té sous les cou­leurs de l’Ar­gen­tine.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.