« L’ob­jec­tif ne change pas »

Lu­cas Deaux, Ligue 1.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Pro­pos re­cueillis par ALEXANDRE MÉTIVIER

Il Y A UNE SE­MAINE, Guin­gamp s’est amu­sé sur Twit­ter d’être en tête de la L 1 « pen­dant quinze jours mi­ni­mum ». In­vain­cu, le club bre­ton de­vance Mo­na­co ou le PSG mais garde les pieds sur terre. « Il n’y a que trois jour­nées, il ne faut pas s’en­flam­mer », tranche Lu­cas Deaux, ar­ri­vé au club cet été et dé­jà au­teur de deux passes dé­ci­sives. Vous êtes en tête de la L 1, comment le vi­vez-vous ? LU­CAS DEAUX. C’est anec­do­tique. On ne re­garde pas du tout le clas­se­ment. Ce qui est in­té­res­sant, c’est le conte­nu des matchs car on ar­rive à re­pro­duire ce que l’en­traî­neur nous de­mande. An­toine Kom­boua­ré vient d’ar­ri­ver. Quel est son dis­cours ? Per­sonne n’est in­dis­pen­sable et il aime le rap­pe­ler. Il veut beau­coup de pré­sence dans les duels, de la so­li­da­ri­té. Of­fen­si­ve­ment, il nous laisse pas mal de li­ber­tés. Il ré­pète sou­vent qu’il veut que ça parte un peu dans tous les sens, sur­tout de­vant. Est-ce que l’ob­jec­tif du dé­but de sai­son, le main­tien, a évo­lué ? Pour une ville comme Guin­gamp, avec ses in­fra­struc­tures et son po­ten­tiel, le main­tien est la prio­ri­té. Un dé­but de sai­son comme ça est tou­jours in­té­res­sant mais l’ob­jec­tif ne change pas du tout. Quels sont les in­gré­dients de la réus­site guin­gam­paise ? Per­sonne ne se sent au-des­sus de l’équipe ou du club. Un mec comme Jim­my Briand pour­rait, vu sa car­rière, se sen­tir au-des­sus de tout ça mais pas du tout. C’est co­ol parce que tout le monde bosse pour le co­pain et il y a un es­prit de so­li­da­ri­té qui est in­té­res­sant. Quand les ré­sul­tats sont po­si­tifs, c’est tou­jours plus fa­cile, mais je pense que même quand on au­ra des mo­ments plus dif­fi­ciles dans la sai­son, ce se­ra le cas. L’ef­fec­tif a peu bou­gé cet été et ça semble por­ter ses fruits ? On ne va pas trop vite se pro­je­ter ni s’en­flam­mer, mais pour l’ins­tant ça marche bien. Dès la re­prise, toutes les re­crues étaient là hor­mis Mar­çal, qui est ar­ri­vé la der­nière se­maine. C’est tou­jours mieux que quand il y a des joueurs qui ar­rivent au comp­te­gouttes comme ça peut être le cas dans d’autres clubs. Vous al­lez jouer Mont­pel­lier, Tou­louse puis Bas­tia. Ce ca­len­drier vous pa­raît-il abor­dable ? De­puis l’ar­ri­vée de Hantz, Mont­pel­lier tourne bien avec de très bons joueurs. On sent que Tou­louse reste dans la dy­na­mique de sa re­mon­tée fan­tas­tique de l’an der­nier et Bas­tia a fait un re­cru­te­ment in­tel­li­gent. Il n’y a pas de match fa­cile et c’est sur­tout à nous de mettre les in­gré­dients né­ces­saires. Le coach veut que le Rou­dou­rou soit un stade où il est dif­fi­cile pour les ad­ver­saires de ga­gner. Ça lui tient à coeur.

« Per­sonne ne se sent au-des­sus de l’équipe »

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