Wen­dy Bou­chard change de zone

FRANCE 3, 13 H 30. La jour­na­liste, qui a quit­té « Zone in­ter­dite » sur M 6, re­joint Dave sur la Trois pour y ani­mer « Même le di­manche », une nou­velle émis­sion cultu­relle.

Aujourd'hui en France - - TÉLÉVISION ET MÉDIAS - Pro­pos re­cueillis par RA­PHAËL PORIER PIERRE ROEDER

C’EST UN CHOIX de car­rière qui en a sur­pris plus d’un : après quatre ans sur M 6, Wen­dy Bou­chard — qui of­fi­cie éga­le­ment chaque week-end sur Eu­rope 1 — re­joint France 3 pour ani­mer « Même le di­manche », en duo avec Dave. Da­niel Au­teuil et le chan­teur Re­naud sont les in­vi­tés de cette pre­mière, sui­vis par Anne Rou­ma­noff la se­maine pro­chaine, puis Marc La­voine dans quinze jours. La jour­na­liste de 36 ans, qui pré­sen­te­ra éga­le­ment une nou­velle ver­sion en prime time de « l’His­toire se­crète des chan­sons » avec An­dré Ma­nou­kian, nous en dit plus sur son ar­ri­vée sur le ser­vice pu­blic et son dé­part mou­ve­men­té de la Six. Votre ar­ri­vée sur France 3 a éton­né beau­coup de monde, à com­men­cer par M 6, qui vous a em­pê­chée de faire vos adieux à l’an­tenne et de com­mu­ni­quer jus­qu’à la fin de votre contrat le 31 août… Ça vous at­triste ? WEN­DY BOU­CHARD. Bien sûr, j’au­rais ai­mé dire adieu aux té­lé­spec­ta­teurs et à l’équipe de « Zone in­ter­dite », qui est pour moi l’un des meilleurs ma­ga­zines de la té­lé­vi­sion fran­çaise. La di­rec­tion ne s’at­ten­dait sans doute pas à mon dé­part, même si je ne sen­tais pas un amour fou de leur part, et que ma fin de contrat ap­pro­chait sans qu’on m’ait pro­po­sé quoi que ce soit. Con­trac­tuel­le­ment, je de­vais pré­sen­ter l’émis­sion jus­qu’à la fin de l’été, et l’on m’a an­non­cé au der­nier mo­ment que j’étais rem­pla­cée par Ma­rie-Ange Ca­sal­ta. Ce­la dit, je n’ai rien contre elle, ni contre Ophé­lie Meu­nier, à qui j’ai adres­sé un pe­tit mot d’en­cou­ra­ge­ment pour ses dé­buts. Pour­quoi ce choix d’une émis­sion de di­ver­tis­se­ment ? Parce que la pro­po­si­tion est ar­ri­vée pile au bon mo­ment, dé­but juin. Ces der­nières an­nées, j’étais aux com­mandes pour Eu­rope 1 de toutes les spé­ciales at­ten­tats et j’en sor­tais ex­sangue. Au-de­là de ça, qu’est-ce qu’il reste ? La créa­tion ar­tis­tique, la culture… Les gens ne le savent pas for­cé­ment, mais j’ai com­men­cé dans le di­ver­tis­se­ment. Da­na Has-

« Ces der­nières an­nées, j’étais aux com­mandes pour Eu­rope 1 de toutes les spé­ciales at­ten­tats et j’en sor­tais ex­sangue » Re­naud s’est fait ta­touer le Ch­rist

tier, la di­rec­trice de France 3, m’a écou­tée. J’ai ren­con­tré une femme qui me connais­sait très bien et en­vi­sa­geait de me don­ner un rôle im­por­tant, loin de la simple chro­ni­queuse. Quand un di­ri­geant vient vous cher­cher c o mme ç a , c ’ e s t très flat­teur. A quoi va res­sem­bler l’émis­sion ? L’idée, c’est d’of­frir le meilleur de ce qui s’est fait dans la se­maine, en se fai­sant plai­sir dans un dé­cor de grand ap­par­te­ment fa­mi­lial. Deux jour­na­listes, Ma­rie Sau­vion et Lau- rent Thes­sier, par­le­ront ci­né­ma et mu­sique, mais dans un es­prit po­si­tif, sans être trop cor­ro­sifs. Deux hu­mo­ristes se­ront pré­sents dans l’émis­sion : Tan­guy Pas­tu­reau pour un por­trait amou­reux de l’in­vi­té fil rouge, et Ch­ris­tine Ber­rou, notre Brid­get Jones. Il y au­ra aus­si des images d’ar­chives et d’in­vi­tés, puisque notre ca­na­pé peut re­ce­voir jus­qu’à huit per­sonnes. Pour la pre­mière, trois chan­teurs se­ront pré­sents : Clau­dio Ca­péo, Sli­mane et Ju­liette Armanet. Vous avez tra­vaillé votre duo avec Dave ? Pas du tout ! L’al­chi­mie, ça ne se dé­cide pas et je crois que nous sommes très com­plé­men­taires. A l’en­re­gis­tre­ment, nous avons mi­sé sur la spon­ta­néi­té, et ça fonc­tionne : ça se voit quand il y a un lea­deur et une po­tiche, là ce n’est pas du tout ça. Per­sonne n’es­saie de ti­rer la cou­ver­ture, nous ac­cueillons tous les deux nos in­vi­tés comme à la mai­son. Et la pré­sence de Dave me ras­sure parce que c’est la pre­mière fois que je fe­rai une heure trente d’an­tenne d’af­fi­lée dans une émis­sion de té­lé. Re­naud, pre­mier in­vi­té cet après-mi­di de « Même le di­manche », s’est fait ta­touer sur son dos une tête de Ch­rist cou­ron­née d’épines et cer­clée d’un mes­sage fort : « Comme lui, j’ai ai­mé. Comme lui, j’ai souf­fert ». L’oeuvre est de Ma­nu Durand, ta­toueur de­puis une ving­taine d’an­nées à Car­ling, pe­tite ville de l’est de la Mo­selle. Deux mois plus tôt, le por­table de ce der­nier sonne. Re­naud lui a lais­sé un mes­sage. Il veut ce ta­touage avant d’en­ta­mer sa tour­née et Ma­nu lui a été re­com­man­dé. Ce der­nier se rend cet été chez l’ar­tiste en Pro­vence. La séance a du­ré cinq heures. « J’ai ta­toué Re­naud en écou­tant du Charles Tre­net ! Avec Bras­sens, ils sont tous les trois mes ré­fé­rences poé­tiques dans la chan­son fran­çaise », s’en­thou­siasme Ma­nu Durand, qui n’a pas sou­hai­té être payé. A ceux qui se sont éton­nés sur les ré­seaux so­ciaux que le choix de Re­naud se soit por­té sur le Ch­rist, le chan­teur a ré­pon­du : « Se ta­touer le Ch­rist n’est pas une ques­tion de re­li­gion, mais un acte d’amour pour mes frères hu­mains. »

Wen­dy Bou­chard et Dave sont à la tête de « Même le di­manche », une nou­velle émis­sion cultu­relle sur France 3.

Le nou­veau ta­touage sur le dos du chan­teur.

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