« Ma­cron est plus à droite que beau­coup de nos membres »

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - Pro­pos re­cueillis par DI­DIER MICOINE

Dis­cu­ter avec Em­ma­nuel Ma­cron, est-ce une faute, comme le dit le pa­tron du Nou­veau Centre, Her­vé Mo­rin ? CHAN­TAL JOUANNO. Dis­cu­ter ne veut pas for­cé­ment dire se mettre Pour le centre droit, un ac­cord avec Ma­cron se­rait un ren­ver­se­ment d’al­liance… Non. A l’UDI, con­trai­re­ment au Mo­Dem, nous n’avons ja­mais ap­pe­lé à vo­ter pour quel­qu’un de gauche. On a tou­jours été très clair sur le fait que nous sommes au centre droit. Mais c’est quand même étrange : quand Em­ma­nuel Ma­cron était au gou­ver­ne­ment, on di­sait : « Ce qu’il veut faire, c’est très bien. » Et puis quand il en sort, ce ne se­rait fi­na­le­ment pas bien ! En réa­li­té, dans ses pro­po­si­tions, il y a beau­coup plus de choses qui nous ras­semblent que de choses qui nous sé­parent, no­tam­ment sur le plan éco­no­mique. Il est même plus à droite que beau­coup de membres de

« Je vais par­rai­ner Na­tha­lie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet »

L’al­lié na­tu­rel du centre, c’est les Ré­pu­bli­cains ? Ce­la va dé­pendre de qui sort du cha­peau à la pri­maire ! Nous sommes clai­re­ment au centre droit et Ma­cron est de centre gauche, mais on voit bien au­jourd’hui que tous ces mou­ve­ments in­dé­pen­dants et pro­gres­sistes hors des grands par­tis qui plombent la France ont vo­ca­tion à se ras­sem­bler. C’est ce que vou­lait faire Jean-Louis Bor­loo. Quand j’étais au gou­ver­ne­ment, on avait aus­si des Par ami­tié per­son­nelle et parce que je suis fé­mi­niste, je vais par­rai­ner Na­tha­lie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet. Je trouve scan­da­leux cette es­pèce d’or­ga­ni­sa­tion où onze hommes n’ont pas de pro­blème pour ob­te­nir leurs si­gna­tures alors que les femmes sont mises de cô­té. Il se­rait vrai­ment anor­mal que pas une femme ne puisse s’ex­pri­mer lors de cette pri­maire.

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