Une lettre cruelle

Aujourd'hui en France - - FAITS DIVERS - Cé­dric Ma­hieu

C’est une mis­sive qui suinte la haine et la ven­geance, ré­di­gée pour at­ti­ser la dou­leur. Une lettre écrite sans doute aus­si sous l’em­prise de l’al­cool. En at­testent les nom­breuses fautes d’or­tho­graphe et de syn­taxe, que nous avons cor­ri­gées pour une meilleure com­pré­hen­sion. Après son geste fa­tal sur sa fille Léa, Cé­dric Ma­hieu a en ef­fet pris le soin d’adres­ser à Blan­dine Guilloux un ter­rible cour­rier re­ven­di­quant son geste. Après avoir long­temps gar­dé son conte­nu pour elle, la jeune femme a ac­cep­té d’en pu­blier de larges ex­traits, pour « mon­trer jus­qu’où il est al­lé ». « Sa­lut Blan­dine, Je suis très heu­reux au­jourd’hui, tu as dû ap­prendre la bonne nou­velle. Hi hi. Je t’avais dit de ja­mais tou­cher à Léa mais tu n’as pas vou­lu m’écou­ter. Nous sommes par­tis. Dom­mage tu ne lui as pas dit au revoir. Tu as vou­lu une nou­velle vie. Main­te­nant tu peux la re­faire sans Léa. […] Au­jourd’hui ça doit être dur d’al­ler dans la chambre de Léa en te di­sant que tu ne la ver­ras plus ja­mais. Je ne te sou­haite pas une bonne fête de mère puisque tu ne l’es plus. Hiiiiiii. Comme je suis très heu­reux au­jourd’hui de voir que tu vas pleu­rer tous les jours la mort de ta fille. Tu m’as for­cé à faire ça. Je t’avais dit de ne ja­mais me sé­pa­rer de ma fille. […] J’es­père que cette an­née tu vas bien souf­frir avec la mort de ta fille et bien­tôt celle de ton père (très ma­lade). Cham­pagne !!! Al­lez sois la plus mal­heu­reuse pos­sible. Je ne re­grette rien. Content de t’avoir fait vivre un en­fer. Moi j’ai bien vé­cu jus­qu’à au­jourd’hui. Cé­dric »

« Nous sommes par­tis. Dom­mage tu ne lui as pas dit au revoir. »

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