Alerte à la py­rale du buis

Aujourd'hui en France - - L’ACTUALITÉ DES RÉGIONS - Jo­sette, qui ré­side à Bri­son-Saint-In­nocent (Sa­voie) SERGE PUEYO

Isère. C’est une in­va­sion ! Plu­sieurs dé­par­te­ments de la ré­gion Rhô­neAlpes (Isère, Sa­voie, Drôme) sont vic­times des pa­pillons noc­turnes ori­gi­naires d’Asie dont les che­nilles dé­vorent lit­té­ra­le­ment les buis. D’où leur nom de py­rale du buis. « On peut voir ces pa­pillons à ailes blanches et brunes dans la jour­née, mais c’est sur­tout à la tom­bée de la nuit qu’ils ar­rivent par nuées en­tières, at­ti­rés par les lu­mières des ré­ver­bères ou des mai­sons », ex­plique Jo­sette, qui ré­side à Bri­son-Saint-In­nocent (Sa­voie). « Le soir, c’est l’hor­reur. On ne peut plus res­ter sur la ter­rasse. On ferme toutes les fe­nêtres. Des cen­taines de pa­pillons viennent alors s’ag­glu­ti­ner contre les vitres. Dans la fo­rêt, toutes les feuilles des buis s ont man­gées. Il y a des pans en­tiers de la mon­tagne qui sont comme rous­sis. »

En Isère, dans la val­lée du Gré­si­vau­dan, plu­sieurs com­munes (Crolles, Lum­bin, Saint-Is­mier) souffrent du même pa­ra­site. Cer­tains maires ont même dé­ci­dé de cou­per l’éclai­rage pu­blic. Les jar­di­ne­ries conseillent un trai­te­ment à base de ba­cille de Thu­ringe dès que les pre­mières che­nilles ap­pa­raissent. La py­rale du buis est éga­le­ment de­ve­nue la bête noire des jog­geurs en fo­rêt : « Les che­nilles de ces pa­pillons sont sus­pen­dues aux branches avec leurs fils de soie. Ce­la crée de vé­ri­tables ri­deaux de fi­la­ments. Lors­qu’on court, on en a par­tout dans les che­veux, sur le vi­sage. C’est un cau­che­mar », s’énerve Tho­mas, cou­reur à pied de Mey­lan (Isère). A Gre­noble, les buis du mas­sif de la Bas­tille qui sur­plombe la ville sont at­ta­qués. « Pour l’ins­tant, il n’y a pas de pa­rades ef­fi­caces sur des zones éten­dues. Il fau­drait al­ler cher­cher un pré­da­teur en Asie, ex­plique Jacques Gi­net, tech­ni­cien aux es­paces verts de la ville. Et vé­ri­fier en France que le re­mède n’est pas pire que le mal… »

« Des cen­taines de pa­pillons viennent s’ag­glu­ti­ner contre les vitres »

Alors que leurs che­nilles dé­vorent lit­té­ra­le­ment les buis, ces pa­pillons noc­turnes ori­gi­naires d’Asie ar­rivent par nuées en­tières la nuit, at­ti­rés par la lu­mière.

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