Des pe­tites Fnac pour ob­jets connec­tés

Aujourd'hui en France - - ÉCONOMIE - ADE­LINE DABOVAL

LA FNAC fait le pa­ri des ob­jets pi­lo­tés par smart­phone. L’en­seigne a an­non­cé hier l’ouverture d’une di­zaine de ma­ga­sins Fnac Con­nect en France avant fin 2017. Une mon­tée en puis­sance après l’inau­gu­ra­tion de la pre­mière bou­tique en 2014 sur les Champs-Ely­sées, à Pa­ris, sui­vie de trois autres à Beau­caire (Gard) An­gou­lême (Cha­rente) et Bil­bao. Ven­dre­di, c’est à Au­bière, près de Cler­mont-Fer­rand (Puy-deDôme), qu’une nou­velle Fnac Con- nect ou­vri­ra sur 136 m2 dans le cadre d’un par­te­na­riat avec Wel­com’, qui compte 53 ma­ga­sins de té­lé­pho­nie dans le centre de la France. « Tous les ma­ga­sins Fnac de France dis­posent d’un es­pace Fnac Con­nect, ex­plique un porte-pa­role de l’en­seigne. Mais les bou­tiques dé­diées pro­po­se­ront da­van­tage de pro­duits, des casques et en­ceintes sans fil par exemple, ain­si qu’un choix très im­por­tant d’ac­ces­soires de­si­gn et ten­dances. »

Stra­té­gie por­teuse

Montres et bra­ce­lets connec­tés, drones photo, ther­mo­stat ou ca­mé­ra pi­lo­tables à dis­tance par smart­phone, casques de réa­li­té vir­tuelle… Une cen­taine de ré­fé­rences se­ront pro­po­sées. Avec quel chiffre d’af­faires et com­bien de clients at­ten­dus ? La Fnac reste muette sur ce su­jet. « La té­lé­pho­nie et ses ac­ces­soires sont un mar­ché très ma­ture et por­teur, les ob­jets connec­tés, un mar­ché dy­na­mique mais émer­geant », se contente de li­vrer le groupe qui veut « po­pu­la­ri­ser ces ob­jets avec une prise en main sur place, des dé­mons­tra­tions, des conseils, comme sait le faire la Fnac ».

Mais pour­quoi l’en­seigne cultu­relle mise-t-elle au­tant sur ce cré­neau ? « L’in­té­rêt de la té­lé­pho­nie et des ob­jets connec­tés, c’est qu’ils prennent peu d’es­pace et gé­nèrent beau­coup de va­leur, dé­crypte un spé­cia­liste de la dis­tri­bu­tion. Sa stra­té­gie est de ré­pondre à des be­soins sur des zones de cha­lan­dise plus pe­tites, en y pro­po­sant un as­sor­ti­ment plus ré­duit, Ce­la lui per­met de jouer sur le be­soin de proxi­mi­té, le dé­pan­nage, les ca­deaux… mais aus­si sur la com­plé­men­ta­ri­té avec l’In­ter­net. Les clients peuvent com­man­der en ligne et ve­nir cher­cher le pro­duit à la bou­tique. »

En 2011, lorsque Alexandre Bom­pard a pris la tête de la Fnac, les rayons phares comme la mu­sique, la vi­déo et le livre dé­cli­naient. L’ex­pa­tron d’Eu­rope 1 a re­vu la po­li­tique com­mer­ciale, rap­pro­ché site In­ter­net et ma­ga­sins et lan­cé de nou­velles fa­milles de pro­duits. Avec suc­cès. Té­lé­pho­nie, ob­jets connec­tés, pe­tit élec­tro­mé­na­ger, pa­pe­te­rie et jouets ont re­pré­sen­té 16,5 % du chiffre d’af­faires au deuxième tri­mestre, qui s’éle­vait à 781,4 M€. La part était de 15 % en 2015.

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