« Plus fort que notre gé­né­ra­tion au même âge »

Gaël Mon­fils,

Aujourd'hui en France - - SPORTS - New York C.B.

GAËL MON­FILS et Lu­cas Pouille, deux gé­né­ra­tions, une place en jeu ce mar­di en de­mi-fi­nale d’un Grand Che­lem. Sur le pa­pier, le duel est équi­li­bré et pro­met énor­mé­ment. La réa­li­té dé­pen­dra de la ré­cu­pé­ra­tion du plus jeune. L’aî­né l’avait em­por­té sur le ca­det lors de leur seule confron­ta­tion, à l’Open d’Aus­tra­lie l’an der­nier, après avoir été me­né deux manches à rien. « Lu­cas, j’adore, dit Mon­fils. J’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion pour son at­ti­tude. Il n’a pas peur. Il est plus fort que notre gé­né­ra­tion au même âge. » De­puis leur seul af­fron­te­ment, Pouille a pris une nou­velle di­men­sion et Mon­fils, 12e mondial, a en­fin trou­vé la clé de la ré­gu­la­ri­té grâce au coach sué­dois Mi­kael Till­ström. Cé­dric Pio­line, ad­joint de Noah en équipe de France, ap­pré­cie : « Ce­la fait plai­sir de voir que Gaël cadre mieux tout ce qu’il fait. Quand on est joueur, on a tous un compte à re­bours dont on est plus ou moins conscient, sur­tout à la tren­taine. Res­sas­ser le pas­sé ne sert à rien si ce n’est de se ser­vir de l’ex­pé­rience. Et New York cor­res­pond à son cô­té show. » « Gaël, ça fait six mois qu’on sent que ça peut pas­ser, es­time Yan­nick Noah. Il est so­lide, sé­rieux : le meilleur pour Gaël est à ve­nir. » Lu­cas Pouille au­rait d’ailleurs ai­mé dé­fier quel­qu’un d’autre : « J’au­rais pré­fé­ré jouer un étran­ger. C’est tou­jours un peu spé­cial de jouer un Fran­çais, en­core plus à ce stade de la com­pé­ti­tion. Gaël est in­croyable quand il est mo­ti­vé, comme il l’est en ce mo­ment. » Pouille, tom­beur de Na­dal et grand es­poir du ten­nis fran­çais

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