Tson­ga face à sa bête noire

US Open.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - New York (Etats-Unis) CA­ROLE BOU­CHARD

IL Y A UNE ÉTER­NI­TÉ, Jo-Wil­fried Tson­ga était un des joueurs que No­vak Djo­ko­vic dé­tes­tait af­fron­ter. Dans son livre « Ser­vice ga­gnant », le Serbe dé­taillait ain­si com­ment il avait tou­ché le fond en per­dant face au Fran­çais en quarts à Mel­bourne en 2010. A cette épo­que­là, JWT me­nait 5-2 dans leurs duels. De­puis ? Deux vic­toires du Tri­co­lore, dont une sur for­fait, pour treize suc­cès du nu­mé­ro un mondial. Au­jourd’hui dé­ten­teur de douze titres du Grand Che­lem, Djo­ko ne craint plus Tson­ga tant il a trou­vé la clé de son jeu. Cette nuit, il va donc fal­loir que le 11e joueur mondial change de par­ti­tion, sous peine de se faire en­core dé­cou­per le ser­vice par les re­tours ad­verses, ou être pro­me­né dans tous les coins du court sans ja­mais pou­voir dé­clen­cher son coup droit.

Le Fran­çais y croit

D’où peut ve­nir l’es­poir ? De cette vic­toire à To­ron­to en 2014 et de leur match à In­dian Wells cette an­née per­du sur deux jeux dé­ci­sifs alors qu’il trou­vait des dé­buts de ré­ponse. Ce­lui qui a sou­vent dit que « Nole » avait gâ­ché sa car­rière, y croit. « Je me sens bien, je suis hy­per concen­tré et l’ob­jec­tif est tou­jours d’al­ler cher­cher la vic­toire, as­sure Tson­ga, bat­tu par le Serbe en fi­nale de l’Open d’Aus­tra­lie 2008. Le plus grand chal­lenge, c’est de l’em­pê­cher d’être tran­quille et de dis­tri­buer le jeu. Et d’être bon au re­tour pour mettre pas mal de pres­sion. »

Djo­ko­vic pré­fère les bons souve- nirs, et glisse que « c’est tou­jours un plai­sir de jouer Jo, car ça rap­pelle mon pre­mier Ma­jeur en 2008 ». Mais avec ses sou­cis au poi­gnet gauche et au coude droit, le pa­tron se mé­fie : « Jo est un grand ser­veur, un joueur dont il faut se mé­fier. Nous avons sou­vent eu de belles ba­tailles. Je suis content de mon ni­veau mal­gré mon manque de matchs. »

Tson­ga re­fuse de pen­ser qu’il n’au­ra pas un Djo­ko­vic au top en face. « J’at­tends tou­jours le Djo­ko­vic pas au meilleur de sa forme… (rire) Car pour l’ins­tant, il gagne quand même énor­mé­ment. On peut t ou­jours comp­ter sur lui. » Il veut voir le verre à moi­tié plein : « Si je le joue là, ça veut dire que je ne l’au­rai pas sur les autres tours car il est tou­jours re­dou­table en de­mies ou en fi­nale. Le plus tôt, le mieux (rire). »

Dans l’ombre de Mon­fils et Pouille à New York, Tson­ga, qui va dis­pu­ter son 14e quart de fi­nale en Grand Che­lem, ap­pré­cie. « Ça me booste de voir qu’il y a d’autres joueurs. On se tire la bourre, et ça ne peut que nous pous­ser à al­ler plus haut. » Plus haut, ça pas­se­ra par Djo­ko.

No­vak Djo­ko­vic mène 13-2 de­puis 2010 dans ses duels avec Jo-Wil­fried Tson­ga. Pour ef­fa­cer le sou­rire du nu­mé­ro 1 mondial et pas­ser en de­mi-fi­nale, le Tri­co­lore va donc de­voir mettre toute sa dé­ter­mi­na­tion cette nuit.

(à gauche)

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