Cinq conseils pour rem­plir son cha­riot

Aujourd'hui en France - - LE FAIT DU JOUR - É.C. ET C.P.

VOI­CI NOS AS­TUCES pour dé­gus­ter des pro­duits de bonne qua­li­té. Vive le na­tu­rel ! Ou­bliez les soupes en boîte qui contiennent plus d’eau et d’épais­sis­sants que de lé­gumes ! La règle nu­mé­ro un, c’est de pri­vi­lé­gier les listes d’in­gré­dients les plus courtes. « Plus il y a de co­lo­rants et d’arômes, plus on risque de perdre ses re­pères gus­ta­tifs », pré­vient la dié­té­ti­cienne-nu­tri­tion­niste An­gé­lique Houl­bert. Rien de tel donc que les pro­duits à base d’in­gré­dients na­tu­rels. On pré­fé­re­ra tou­jours la fa­rine à l’ami­don mo­di­fié, les oeufs au blanc d’oeuf en poudre, le lait aux pro­téines de lait. Ou­bliez le light. L’al­lé­gé est un ar­gu­ment qui fait for­cé­ment mouche en ces temps d’obé­si­té crois­sante et d’in­jonc­tion à prendre soin de sa forme. Mais le dé­cryp­tage des pro­duits qui pro­mettent la lé­gè­re­té ré­serve sou­vent de mau­vaises sur­prises. Exemple au rayon beurre. Bou- dée pour son « gras », la re­cette de base ap­porte pour­tant na­tu­rel­le­ment de la vi­ta­mine A et, sur­tout, ne contient que du beurre. Quand cer­tains beurres « doux, tendre et lé­gers » pro­met­tant 20 % de ma­tière grasse seule­ment, alignent une longue liste d’in­gré­dients sur une base… d’eau : co­lo­rants, émul­si­fiants, et ad­di­tifs dont des sucres qui s’af­fichent à un to­tal su­pé­rieur à 8 g. Des faux amis au rayon dié­té­tique. Se ruer sur l es l aits d’amande ou de noi­sette pour évi­ter le lait de vache n’est pas for­cé­ment une bonne af­faire au rayon dié­té­tique, qui prend d’ailleurs une pro­por­tion crois­sante de li­néaires. L’éti­quette ré­vèle sou­vent un com­po­sé d’eau et de sucres lar­ge­ment su­pé­rieur au pour­cen­tage d’amande. Dé­mas­quez le sucre et les graisses ! Il se cache sou­vent der­rière des noms bar­bares : si­rop de glu­cose, si­rop de fruc­tose, si­rop de sucre in­ver­ti, mal­to­dex­trine… Le sucre est par­tout. « Les in­dus­triels ont ten­dance à en sau­pou­drer dans tous les pro­duits trans­for­més parce qu’il coûte moins cher que d’autres in­gré­dients et per­met de mo­di­fier les tex­tures », in­dique An­gé­lique Houl­bert. Sauf qu’une consom­ma­tion ex­ces­sive aug­mente le risque de dia­bète et d’obé­si­té. Quant aux graisses, elles ne sont pas à pros­crire. Mais il faut bien les choi­sir. Exit l’huile de palme, pas équi­table, et les graisses par­tiel­le­ment hy­dro­gé­nées. L’huile d’olive ou de col­za sont beau­coup plus saines. At­ten­tion aux ar­gu­ments mar­ke­ting. « Sources de vi­ta­mines », « riches en fibres », les marques ont le chic pour trou­ver des pe­tites phrases sé­dui­santes pour pous­ser le consom­ma­teur à ache­ter. Sauf que ces men­tions ne servent par­fois qu’à dé­tour­ner notre at­ten­tion des mau­vaises qua­li­tés d’un pro­duit.

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