Un nul qui fait désordre

FOOT­BALL. Mal­gré une do­mi­na­tion sans par­tage, les vice-cham­pions d’Eu­rope, bien la­bo­rieux avant la pause, ont pé­ché par mal­adresse.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Bo­ri­sov (Bié­lo­rus­sie) De l’un de nos en­voyés spé­ciaux FRÉ­DÉ­RIC GOUAILLARD

L’EU­RO, c’est bien fi­ni, même si cer­tains chez les Bleus ont mis une mi-temps à réel­le­ment en prendre conscience. Place aux matchs éli­mi­na­toires âpres, ten­dus et mus­clés. Les par­te­naires de Ra­phaël Va­rane au­raient dû s’en dou­ter quand, au lieu de Da­vid Guet­ta, la so­no de la Bo­ri­sov Arena a dé­ver­sé le son lourd d’un g r o upe de har d r o c k l o r s de l’avant-match.

Ils au­raient dû sa­voir alors que la Bié­lo­rus­sie, au sché­ma de jeu hy­per pré­vi­sible et ca­de­nas­sé, n’al­lait pas fi­nas­ser. Et comme at­ten­du, cette ren­contre a sou­vent res­sem­blé à un siège à l’is­sue in­cer­taine et, au fi­nal, à une vraie dé­cep­tion sauf pour les 13 000 spec­ta­teurs bié­lo­russes, en­chan­tés de voir leurs joueurs te­nir tête aux vice-cham­pions d’Eu­rope.

Les joueurs fran­çais ont d’abord mul­ti­plié les mal­adresses et dans ce do­maine — on pou­vait s’y at­tendre — ce sont les bleus des Bleus (Kan­té, Kur­za­wa, Si­di­bé) qui ont don­né le ton. A cause des for­faits ou des choix de Di­dier Des­champs, seuls cinq joueurs (Kos­ciel­ny, Pog­ba, Sis­so­ko, Griez­mann et Gi­roud) qui ont dis­pu­té la fi­nale de l’Eu­ro 2016 face au Por­tu­gal (0-1) étaient pré­sents au coup d’en­voi.

Le gar­dien bié­lo­russe hé­ros de la soi­rée

Et ce­la s’est vu, no­tam­ment lors des qua­rante-cinq pre­mières mi­nutes, où les Tri­co­lores ont man- qué d’un peu de tout (mo­bi­li­té, ins­pi­ra­tion et au­to­ma­tismes) et d’une dou­blette Pog­ba-Griez­mann qui n’a ja­mais réus­si à don­ner l’im­pul­sion.

Les états de forme dis­pa­rates — Sis­so­ko a été mé­con­nais­sable — ont aus­si plom­bé le jeu des Fran­çais. Heu­reu­se­ment dans ce type de si­tua­tion, le re­cours s’ap­pelle Di­dier Des­champs qui a su re­mo­bi­li­ser ses troupes à la pause un peu comme face à l’Ir­lande en hui­tièmes de fi­nale de l’Eu­ro à Lyon (2-1).

Avec (presque) les mêmes ef­fets puisque Griez­mann est re­ve­nu trans­for­mé et nan­ti d’in­ten­tions plus lim­pides. Mal­heu­reu­se­ment pour les Bleus, le hé­ros de la soi­rée (on ne le sa­vait pas en­core) por­tait un maillot vert et s’ap­pe­lait An­drei Gor­bu­nov. Le gar­dien bié­lo­russe a mul­ti­plié les pa­rades après la pause et il au­ra in­car­né mieux que qui­conque le sens de ce match au style aus­tère et au score déses­pé­ré­ment vierge. Fi­na­le­ment, les Bleus n’au­raient ja­mais dû perdre cette confron­ta­tion. Mais même en fi­nis­sant à quatre at­ta­quants (Payet, Griez­mann, Dem­bé­lé, Gi­roud puis Ga­mei­ro), il leur au­ra tou­jours man­qué ce sur­croît d’ef­fi­ca­ci­té qui fait bas­cu­ler une ren­contre. Comme face au Por­tu­gal deux mois plus tôt.

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