Coupe Da­vis : Noah fi­dèle à sa lo­gique

Aujourd'hui en France - - SPORTS - New York (Etats-Unis) De notre cor­res­pon­dante CA­ROLE BOU­CHARD

L’ÉQUIPE DE FRANCE de Coupe Da­vis ne dé­pend plus des Quatre Mous­que­taires. Le mes­sage n’avait pas été clair au pre­mier tour en Gua­de­loupe mais il l’est de­puis le quart en Ré­pu­blique tchèque à Tri­nec. Lu­cas Pouille ain­si que la paire Ni­co­las Ma­hut - Pierre-Hugues Her­bert ont re­bat­tu les cartes avec le consen­te­ment de Yan­nick Noah. A Za­dar, pour cette de­mi-fi­nale face aux Croates (du 16 au 18 sep­tembre), on ne ver­ra ni Ri­chard Gas­quet ni Gilles Si­mon : l’un est à court de forme, l’autre a le jeu à l’en­vers. Il y a peu, ces dé­fec­tions au­raient com­men­cé à plom­ber les Bleus, mais c’est fi­ni : il n’y a plus d’hé­si­ta­tion ni de confiance aveugle. « La sé­lec­tion a été fa­cile à faire », a af­fir­mé Noah hier à New York en an­non­çant son groupe.

Jo-Wil­fried Tson­ga et Gaël Mon­fils se­ront donc les seuls « an­ciens ». Et même eux n’ont au­cune ga­ran­tie s ur l ’ i mpor­tance de l e ur r ôl e . « Main­te­nant, la ques­tion est de sa­voir qui se­ra ti­tu­laire », lance ain­si le ca­pi­taine. C’est que Lu­cas Pouille, exem­plaire à Tri­nec, brillant à New York, a mis la pa­gaille. « Quand un nou­veau joueur ar­rive dans un groupe et en plus grâce à ses ré­sul­tats et avec cette at­ti­tude, for­cé­ment, ça crée une ému­la­tion. Car, pour être dans l’équipe au­jourd’hui, il faut ga­gner beau­coup de matchs et ça n’a pas tou­jours été le cas. »

Plus ou moins mis sur la touche d’of­fice il y a en­core peu, Her­bert et Ma­hut sont, eux, de­ve­nus les in­con­tour­nables du double. Si on sur­veille le bras droit de Ma­hut et la fa­tigue men­tale d’Her­bert, les cham­pions de Wim­ble­don gardent la confiance de Noah. Fi­nie, l’époque où tout s’ar­ti­cu­lait, en simple comme en dou- ble, trois jours du­rant, sur Tson­ga ? « On a une équipe où on peut se pas­ser d’un, deux ou trois joueurs et res­ter com­pé­ti­tifs, lance Noah. Tous les joueurs sont rem­pla­çables, c’est ça notre force. »

En ce qui concerne l’image écor­née des Bleus après Rio, Noah tourne la page. « Mis à part le pas­sage dif­fi­cile de Ma­hut et Her­bert, on a été à notre ni­veau. Toutes les autres his­toires, ce sont des trucs de ma­ga­zine people. Quel­qu’un qui se­rait no­cif pour l’équipe de France mais qui n’a ja­mais été en équipe de France… C’est comme Nas­ri qui dit qu’il ne veut pas al­ler en équipe de France : mais t’es pas sé­lec­tion­né, mec ! Benoît (Paire), il n’a ja­mais été sé­lec­tion­né et pour moi n’a ja­mais été en équipe de France. Por­ter le maillot, c’est un bon­heur, une belle émo­tion, une fier­té. Il y en a peut-être qui ne

« On peut se pas­ser d’un, deux ou trois joueurs et res­ter com­pé­ti­tifs »

l’ont pas sen­ti. Peut-être qu’un jour il chan­ge­ra d’avis. » En at­ten­dant, le ca­pi­taine a dé­jà une tac­tique pour se dé­faire des Croates em­me­nés par Ci­lic et Co­ric : « J’ai ap­pe­lé les sor­ciers, j’es­père qu’ils vont être tous bles­sés. On bosse des­sus. Il y en a un qui com­mence à boi­ter… » L’hu­mour tou­jours, c’est ça aus­si la mé­thode Noah.

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