Triste soi­rée chez les Pouille

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Aujourd'hui en France - - SPORTS - Loon-Plage (Nord) De notre en­voyé spé­cial Pas­cal Pouille, son père LI.C.

DE TOUS LES PE­TITS CLUBS de l’Hexa­gone, le TC Loon-Plage (pro­non­cer Laune), 300 membres, était cer­tai­ne­ment le mieux gar­ni de­vant le té­lé­vi­seur du club-house, ins­tal­lé dans le pro­lon­ge­ment de la baie vi­trée des­ser­vant les trois courts en dur. Adhé­rents, adhé­rentes, en­fants, élus et jour­na­listes, 50 per­sonnes en­vi­ron s’étaient don­né ren­dez-vous pour suivre la suite du par­cours de Lu­cas Pouille, l ’ e nf a nt d u p a y s (6 500 âmes), qua­rante-huit heures après son ex­ploit his­to­rique face à Ra­fael Na­dal.

Vo­lon­tiers belge, la bière am­brait les amples verres. Les piz­zas n’ont pas tar­dé à être li­vrées sur place. Hé­las, la vic­toire a fui le jeune Nor­diste, im­puis­sant face à Gaël Mon­fils, son aî­né de Pe­titBourg (Gua­de­loupe), so­lide vain­queur du quart de fi­nale 6-4, 6-3, 6-3 en deux pe­tites heures sans ja­mais avoir été ni brea­ké, ni in­quié­té. « Mais pour moi, il a ga­gné le tour­noi », s’ex­clame Pas­cal, le père, au mi­cro de B F M, d e r e t o u r sur place après avoir sui­vi le match dans l’in­ti­mi­té du foyer.

Evi­dem­ment, il n’a pas les bou­teilles de cham­pagne pro­mises en cas de suc­cès. « Je ne suis ab­so­lu­ment pas dé­çu, as­sure le père. Si Lu­cas avait été ca­pable de te­nir le dé­fi phy­sique, il y au­rait eu match… Je l’ai vu fa­ti­gué d’en­trée de jeu à son ex­pres­sion. Mais cha­peau bas et bra­vo Gaël, un Fran­çais et un su­per mec ! » Un mec qui se re­trouve en de­mie, sans avoir cé­dé la moindre manche, tan­dis que Pouille res­tait sur trois ma­ra­thons en cinq sets. A la dif­fé­rence de di­manche, les Loo­nois n’ont pas exul­té donc. Mais i l s n’en aiment pas moins leur Lu­cas, qui voi­là quinze ans fit ses pre­miers pas ici et ne s’est ja­mais réel­le­ment éloi­gné.

Chris­tophe Zoo­ne­kynd, son for- ma­teur de 7 à 12 ans, sug­gère que le TCLP soit re­bap­ti­sé « TC Lu­cas Pouille ». Prof d’EPS et en­traî­neur de l ’ é q ui pe de b a s k e t lo­cale, Chris­tophe, ca­pi­taine de l’équipe de ten­nis (N1B), in­siste sur la fi­dé­li­té de Lu­cas, pré­sent avec ses potes jus­qu’en 2012 et la mon­tée en Na­tio­nale 4. Tou­jours li­cen­cié à Loon, Lu­cas n’ex­clut pas de re­ve­nir dé­fendre les cou­leurs du club. « On est sur­tout dé­çu pour lui, on n’aime pas fi­nir comme ça, ajoute Bru­no Ven­tu­ri, tré­so­rier du TCLP, ar­bitre à ses heures et ami de la fa­mille. Le connais­sant, ça doit le dé­ce­voir de ter­mi­ner ain­si. Mais quand il a don­né l’ac­co­lade à Gaël Mon­fils, j’ai cru per­ce­voir qu’il lui di­sait qu’il avait tout don­né. »

« Si Lu­cas avait été ca­pable de te­nir le dé­fi phy­sique, il y au­rait eu match… »

Loon-Plage (Nord), hier soir. Le club-house du TC Loon-Plage ac­cueillait les membres du club, fa­mille et amis pour suivre en di­rect le match de Lu­cas Pouille, l’en­fant du pays, bat­tu par Gaël Mon­fils en quart de fi­nale.

New York (Etats-Unis), lun­di. Yan­nick Noah.

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