En vi­site dans le QG du can­di­dat

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - O.B.

ON L’AP­PELLE « le 209 », pour 209, rue de l’Uni­ver­si­té (VIIe). C’est là, en plein coeur du Pa­ris chic des mi­nis­tères, face au mu­sée du Quai Bran­ly et à quelques di­zaines de mètres de la tour Eif­fel, que le can­di­dat Ni­co­las Sar­ko­zy a ins­tal­lé son QG de cam­pagne. Plus de 400 m2 de lo­caux, ré­par­tis sur trois ni­veaux, où une qua­ran­taine de pe­tites mains s’af­fairent chaque jour de 8 heures à 22 heures pour faire vivre la cam­pagne de leur cham­pion.

La vi­site com­mence dès le rez-de-chaus­sée. Pas­sé la lourde porte vi­trée, il faut un badge pour en­trer dans le saint des saints. Murs blancs, mo­quette grise et sur­tout des pho­tos du maître des lieux par­tout, avec le fa­meux slo­gan ti­ré de son der­nier livre « Tout pour la France ». Une di­zaine de bé­né­voles s’ac­tivent au­tour d’une grande table pour trier les par­rai­nages d’adhé­rents LR qui abondent, alors que d’autres pré­ten­dant(e)s rament pour at­teindre le but. « En ce mo­ment, on en re­çoit plus de 2 500 par jour ! », jure-t-on. Un pa­tio avec une vieille table en teck et des chaises en plas­tique blanc com­plètent ce dé­cor sans chi­chi.

Au pre­mier étage, ça bouillonne en­core plus : la cel­lule Web et ré­seaux so­ciaux est ani­mée par les jeunes de l’équipe nu­mé­rique de Ni­co­las Sar­ko­zy, sous la hou­lette d’Axel Ca­landre, l’homme 2.0 du QG.

Puis, en pas­sant un pe­tit cou­loir, on dé­couvre la salle de presse, 80 m2 amé­na­gés hier en « hub-cal­ling », vé­ri­table centre d’ap­pels avec une ving­taine de bé­né­voles qui té­lé­phonent in­las­sa­ble­ment aux sym­pa­thi­sants du fi­chier « Tout pour la France » pour mo­bi­li­ser aux quatre coins de France. Une vé­ri­table ruche.

Il faut en­suite mon­ter un es­ca­lier en bé­ton en co­li­ma­çon pour at­teindre au fond d’un cou­loir le bu­reau du « boss ». Le style est épu­ré, sobre avec son fau­teuil en cuir blanc et quelques beaux livres soi­gneu­se­ment po­sés. Une boîte de cho­co­lats tra­hit le point faible de Ni­co­las Sar­ko­zy. Sur les murs, un disque de pla­tine de son épouse, Car­la, quelques pho­tos de ses fils et, bien sûr, de sa fille Gui­lia. Et, sur une éta­gère, la sem­pi­ter­nelle boîte de ci­gares. Au fond, der­rière le fau­teuil, un cadre en dit long sur les am­bi­tions de l’an­cien chef de l’Etat. Une ci­ta­tion de Pe­lé : « Plus dif­fi­cile est la vic­toire. Plus grande est la joie de ga­gner. »

Une boîte de cho­co­lats tra­hit le point faible de l’an­cien pré­sident

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.