Son­dages : Hol­lande au plus mal

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - A.D. ET PH.M.

À N’EN PAS dou­ter, ce son­dage a fait plus mal au gou­ver­ne­ment que tous les autres. Se­lon l’en­quête TNSSo­frès pour « le Fi­ga­ro » pu­bliée hier, au­cun can­di­dat de la gauche ne fran­chi­rait le 1er tour de la pré­si­den­tielle en avril. Dans toutes les confi­gu­ra­tions, Hol­lande se­rait dis­tan­cé par le can­di­dat de la droite et par Ma­rine Le Pen, mais aus­si par Ma­cron. Pire : il fe­rait au mieux jeu égal avec Mé­len­chon.

« A ceux qui ou­blient qu’il y a de la droite et de l’ex­trême droite en France, les son­dages sont là pour leur rap­pe­ler », peste le porte-pa­role du gou­ver­ne­ment Sté­phane Le Foll, en poin­tant du doigt Ma­cron mais aus­si « la gauche de la gauche ».

Cer­tains cachent mal leur abat­te­ment, d’autres ba­layent tout « sen­ti­ment dé­pres­sif », comme la se­cré­taire d’Etat Ju­liette Méa­del : « Per­sonne n’a été fou­droyé par ce son­dage. La prio­ri­té des prio­ri­tés, c’est d’évi­ter un nou­veau 21 avril. » « Si on veut évi­ter de voir le 2e tour à la té­lé, il faut ré­flé­chir à ras­sem­bler la gauche », ren­ché­rit le ra­di­cal de gauche Thier­ry Braillard.

Hol­lande don­ne­ra ce ma­tin, dans un dis­cours sur « dé­mo­cra­tie et ter­ro­risme », des signes de son dé­sir d’être can­di­dat, même si 88 % des Fran­çais ne le sou­haitent pas, se­lon un son­dage Elabe dé­voi­lé hier par BFMTV. « Ce dis­cours va être très im­por­tant… Ce se­ra un mo­ment mar­quant », veut croire un membre du gou­ver­ne­ment.

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