Des bonnes oc­ca­sions en­core meilleures

AU­TO­MO­BILE. De­puis la crise de 2008, les conces­sion­naires se sont tour­nés vers le mar­ché de l’oc­ca­sion dont les ventes sont dé­sor­mais trois fois plus éle­vées que dans le neuf.

Aujourd'hui en France - - ÉCONOMIE - ER­WAN BENEZET

AH, CETTE QUÊTE DU GRAAL ! Ki­lo­mé­trage rai­son­nable, bon état gé­né­ral, toutes les op­tions et… un pe­tit prix, bien en­ten­du. Bonne nou­velle pour les au­to­mo­bi­listes à la re­cherche de la perle rare : se­lon une étude du groupe l’Ar­gus, spé­cia­li­sé dans les ser­vices aux pro­fes­sion­nels de l’au­to­mo­bile (Lar­gus.fr), et que nous dé­voi­lons en ex­clu­si­vi­té, le mar­ché du vé­hi­cule d’oc­ca­sion s’est lar­ge­ment ré­or­ga­ni­sé ces der­nières an­nées. Et n’a ja­mais été aus­si at­trayant.

« Pen­dant long­temps, ce mar­ché était consi­dé­ré comme trop peu ren­table par les dis­tri­bu­teurs et les conces­sion­naires, ana­lyse Jean-Pierre Ge­net, qui a di­ri­gé l’étude. C’était trop com­pli­qué sur le plan lo­gis­tique, pour des marges ju­gées in­suf­fi­santes. Mais en 2008, la crise éco­no­mique est pas­sée par là et a chan­gé com­plè­te­ment la donne. » De­vant l’ef­fon­dre­ment des ventes de vé­hi­cules neufs, les dis­tri­bu­teurs se sont en ef­fet re­struc­tu­rés pour amé­lio­rer l’at­trac­ti­vi­té des vé­hi­cules d’oc­ca­sion. Ils ont in­ves­ti dans des ate­liers de ré­pa­ra­tion et des cir­cuits d’ap­pro­vi­sion­ne­ment de pièces, pour re­mettre les voi­tures en état. In­ter­net per­met éga­le­ment une mise en concur­rence beau­coup plus large.

Pas de creux es­ti­val

Ré­sul­tat : il se vend au­jourd’hui plus de trois vé­hi­cules d’oc­ca­sion pour un vé­hi­cule neuf. Et ce rap­port ne cesse de croître. Au point que cette an­née, l’ac­ti­vi­té n’a même pas connu de creux es­ti­val. En août, pé­riode tra­di­tion­nel­le­ment calme, les ventes de vé­hi­cules d’oc­ca­sion ont ain­si pro­gres­sé de 5,3 %, se­lon les chiffres pu- bliés par le Co­mi­té des construc­teurs fran­çais d’au­to­mo­biles (CCFA), et il s’est même ven­du 4,35 voi­tures d’oc­ca­sion pour une neuve. Une hausse qui confirme la dy­na­mique af­fi­chée de­puis le dé­but d’an­née ( lire lé­gende). Elle bé­né­fi­cie en prio­ri­té à la ca­té­go­rie des vé­hi­cules de moins de 1 an (+ 10,4 %), mais aus­si dé­sor­mais au plus de 16 ans (+ 7 %), grâce au boom de l’oc­ca­sion low-cost.

Bonne nou­velle éga­le­ment pour nos marques fran­çaises : dans ce contexte très fa­vo­rable, elles se sont ad­ju­gé 55 % de parts de mar­ché, clas­sant huit de leurs mo­dèles par­mi le top 10 des ventes. Des bonnes per­for­mances liées no­tam­ment au dy­na­misme de leurs la­bels oc­ca­sions. C’est donc le mo­ment de par­tir à la chasse aux bonnes af­faires.

Sur les huit pre­miers mois de 2016, les ventes de vé­hi­cules d’oc­ca­sion af­fichent + 6,1 %, contre + 2,3 % sur les huit pre­miers mois de 2015.

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