Le mys­tère de la for­ma­tion des océans

Aujourd'hui en France - - SOCIÉTÉ - A.G.

La sonde Osi­ris-Rex réus­si­rat-elle là où a échoué le ro­bot Phi­lae ? Au­tre­ment dit pré­le­ver des échan­tillons et peut-être en­fin per­cer le mys­tère de la nais­sance des océans ? C’est son autre ob­jec­tif. Pour ce­la, il lui fau­dra ra­me­ner de 60 g à 2 kg de pous­sières mi­né­rales de Ben­nu. La manoeuvre ne du­re­ra que cinq se­condes. La sonde souf­fle­ra de l’azote sur l’as­té­roïde et col­lec­te­ra par as­pi­ra­tion le nuage ain­si créé. Re­tour pré­vu en 2023. Avec peut-être à la clé la confir­ma­tion que c’est grâce aux as­té­roïdes que l’eau des océans (donc la vie) est ap­pa­rue sur Terre. Pour les scien­ti­fiques, il est fort pos­sible que ces bo­lides, à force de s’être fra­cas­sés pen­dant des cen­taines de mil­lions d’an­nées à sa sur­face, aient pu, d’une cer­taine ma­nière, l’en­se­men­cer en lui ap­por­tant, no­tam­ment, des acides ami­nés. « Ce qui est pas­sion­nant avec Ben­nu, c’est qu’il est vierge, ex­plique Bri­gitte Zan­da, du Mu­séum na­tio­nal d’his­toire na­tu­relle. A la dif­fé­rence des mé­téo­rites que l’on ré­colte sur Terre qui ont été chauf­fées, donc dé­gra­dées, c’est un ob­jet pri­mi­tif et car­bo­né vieux de 4,5 mil­liards d’an­nées, dont on pense qu’il a conser­vé la mé­moire du ma­té­riau ori­gi­nel à par­tir du­quel se sont for­mées les pla­nètes. Grâce à lui, on va pou­voir re­mon­ter le temps », s’en­thou­siasme-t-elle.

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