« Ne pas ré­pé­ter les mêmes er­reurs »

Serge Au­rier,

Aujourd'hui en France - - SPORTS - Pro­pos re­cueillis par YVES LE­ROY

L’IN­TER­NA­TIO­NAL IVOI­RIEN soigne l’en­torse de la che­ville droite qui lui avait va­lu de quit­ter le stade Louis-II avec des bé­quilles au soir de la dé­faite contre Mo­na­co (3-1). A l’oc­ca­sion d’une séance pho­to au camp des Loges pour Nike, l’équi­pe­men­tier du club, Serge Au­rier a ac­cep­té de re­ve­nir sur son nou­veau dé­part et sur le PSG ver­sion Unai Eme­ry. Il était, en re­vanche, conve­nu, à la de­mande du club, de ne pas évo­quer les af­faires ex­tra-spor­tives qui ont émaillé sa se­conde moi­tié de sai­son der­nière. Se­rez-vous ré­ta­bli pour jouer contre Saint-Etienne ou Ar­se­nal ? SERGE AU­RIER. Non, c’est en­core li­mite. J’ai beau­coup d’étapes à pas­ser avant de re­ve­nir sur le ter­rain, que ce soit pour ven­dre­di ou mar­di. J’es­père pos­tu­ler le plus ra­pi­de­ment pos­sible. Le PSG, lui, est-il prêt à af­fron­ter Ar­se­nal mar­di, après ses der­nières pres­ta­tions in­abou­ties ? On a le droit de perdre un match, même quand on s’ap­pelle Pa­ris Saint-Ger­main. Mais tout le monde est prêt men­ta­le­ment pour re­le­ver ce dé­fi face à Ar­se­nal. D’abord, il faut ga­gner en cham­pion­nat. En­suite, en Ligue des cham­pions, on est dans un groupe à notre por­tée, mais la pre­mière place peut être très im­por­tante. Ar­se­nal la veut aus­si. La ba­taille com­mence main­te­nant. Tout le monde a en­vie de re­bon­dir. La dé­faite contre Mo­na­co sert-elle de pi­qûre de rap­pel ? Par­fois, ça fait du bien de se mettre un peu des bâ­tons dans les roues et de re­par­tir. C’était un match sans. Le plus im­por­tant, c’est de ne pas ré­pé­ter les mêmes er­reurs. On a une équipe qui est ca­pable de faire de grandes choses. Que change le dé­part de Da­vid Luiz ? Da­vid Luiz, c’était quel­qu’un qui ap­por­tait un peu sa fo­lie, sa joie de vivre, qui a don­né beau­coup de choses ici. On perd vrai­ment un grand dé­fen­seur, mais on va se ser­rer les coudes. Ce qui est bien, c’est qu’il y a beau­coup de po­ly­va­lence der­rière. Comme je l’ai dit au coach, je se­rai dis­po­nible dans l’axe s’il a be­soin de moi. Il faut avoir des gens prêts à sa­cri­fier leur poste au pro­fit de l’équipe. J’en fais par­tie. Comme votre ami Lay­vin Kur­za­wa, pre­nez-vous du plai­sir dans le sys­tème d’Unai Eme­ry ? On tourne à 12 km par match ! Je ne pen­sais pas que je pou­vais al­ler aus­si loin. On prend du plai­sir à ré­pé­ter les ef­forts, à se re­trou­ver dans des ac­tions où on al­lait très peu. On prend aus­si du plai­sir à re­ve­nir dé­fendre, parce qu’il ne faut pas ou­blier qu’on est des dé­fen­seurs avant tout. On veut être dé­ci­sifs. Comment avez-vous re­trou­vé votre meilleur ni­veau après une fin de sai­son dif­fi­cile ? Mon dé­but de sai­son est un peu si­mi­laire à ce­lui de la sai­son der­nière. Au­jourd’hui, il y a un autre staff, une autre men­ta­li­té de tra­vail aus­si. On s’adapte et on es­saie d’être prêts. Il n’y a pas d’autre se­cret que tra­vailler et res­ter calme. Est-ce un nou­veau dé­part pour vous ? Oui, pour moi comme pour tout le monde. Les comp­teurs sont re­mis à zé­ro. C’est une nou­velle aven­ture. Je pro­fite au maxi­mum . Tant que je suis bien et que je peux ap­por­ter à l’équipe, je suis tou­jours vo­lon­taire.

« Au­jourd’hui, il y a une autre men­ta­li­té de tra­vail »

Camp des Loges (Yve­lines), hier. La confiance de Serge Au­rier n’a pas été en­ta­mée par la dé­faite du PSG à Mo­na­co : « On a une équipe qui est ca­pable de faire de grandes choses. »

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