Jo-Wil­fried Tson­ga pri­vé de Coupe Da­vis ?

Aujourd'hui en France - - SPORTS - New York C. B CA­ROLE BOU­CHARD

Ap­pe­lé en sé­lec­tion par Yan­nick Noah pour la de­mi-fi­nale de Coupe Da­vis, du 16 au 18 sep­tembre à Za­dar, Jo-Wil­fried Tson­ga pour­rait bien ra­ter le voyage en Croa­tie. Me­né 6-3, 6-2, il a pré­fé­ré je­ter l’éponge face à Djo­ko­vic en quart de fi­nale. Pour la pe­tite his­toire, c’est d’ailleurs la troi­sième fois en neuf jours que le Serbe voit son ad­ver­saire aban­don­ner. Tout s’est vi­si­ble­ment joué sur le pre­mier point du deuxième set. « J’avais des dou­leurs au ge­nou gauche et c’est quelque chose que j’ai dé­jà eu dans le pas­sé. J’ai res­sen­ti un flash sur mon ten­don ro­tu­lien et c’est al­lé en em­pi­rant, a ex­pli­qué le Fran­çais. Quand j’aban­donne, je pense sur­tout à sau­ver ma fin de sai­son… » Ren­tré à Pa­ris, Tson­ga doit pas­ser des exa­mens pour connaître la du­rée de son in­dis­po­ni­bi­li­té, qui peut al­ler de trois jours à trois se­maines. A plus long terme, il doit ré­soudre le sou­ci : « On va cher­cher une so­lu­tion, si­non au­tant que je ne vienne pas dans les tour­nois du Grand Che­lem et que je fasse autre chose », dit-il. En cas de for­fait, Ri­chard Gas­quet se­rait la meilleure so­lu­tion, même s’il re­vient lui aus­si de bles­sure et s’est mon­tré un peu court phy­si­que­ment à New York, où il a été bat­tu d’en­trée par le Bri­tan­nique Kyle Ed­mund. Gilles Si­mon, lui, semble avoir per­du ses re­pères et Jé­ré­my Char­dy a un pied qui souffre. Par bon­heur, Lu­cas Pouille est plus que prêt à se­con­der Gaël Mon­fils, mais la France au­rait grillé son jo­ker en per­dant Tson­ga, alors que Ni­co­las Ma­hut, pi­lier du double avec Her­bert, est en dé­li­ca­tesse avec son poi­gnet droit.

Gaë­tan Oli­vier, le phy­sio, est l’autre maillon fort de­puis deux ans et a vite com­pris comment s’y prendre : « A ce ni­veau-là, il y a beau­coup de pa­ra­mètres qui entrent en jeu, et Gaël en a peut-être un peu plus que d’autres d’ordre pri­vé, re­la­tion­nel, spor­tif, phy­sique, men­tal. Là, ça se gou­pille pas mal et ça l’amène à un ni­veau de sé­ré­ni­té im­pres­sion­nant. Avant, il n’a ja­mais eu le men­tal et le phy­sique en même temps. Cette an­née, on a la chance que ça dure. » Oli­vier a trou­vé la clé au quo­ti­dien : « Gaël, c’est quel­qu’un d’à part, donc soit tu vas dans sa li­gnée, soit tu rentres chez toi (rire). Tu es­saies de pro­po­ser des choses quand tu sens qu’il y a une ou­ver­ture. Il a 30 ans et sait que c’est le mo­ment. »

Jim Cou­rier, qui fait par­tie des ad­mi­ra­teurs, est sou­la­gé : « C’est la meilleure ver­sion ja­mais vue de Gaël, as­sure l’ex-nu­mé­ro un mon­dial. Les Amé­ri­cains adorent voir des ath­lètes qui peuvent les épa­ter, avoir le wow fac­tor, qui font des choses qu’on pense im­pos­sible. » Im­pos­sible en 2016, ce n’est plus Mon­fils.

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