Mer­ci pour

Notre tour de France 2016 en cam­ping-car a dé­mar­ré le 7 juillet à Saint-Ouen, au siège de notre jour­nal, et a pris fin le 21 août en Loire-At­lan­tique, après 5 838 km. Re­tour sur les temps forts avec nos deux re­por­teurs.

Aujourd'hui en France - - LOISIRS ET SPECTACLES -

que, qui l’inau­gurent en juillet. Ga­ré sous le so­leil brû­lant d’Ar­ge­lès, notre cam­ping-car est dé­jà en ébul­li­tion lorsque le trio s’y ins­talle. Et voi­là que nous de­vons fer­mer les fe­nêtres car les Cas­seurs Flow­ters jouent au même mo­ment sur scène ! Mais Louise est tou­jours d’at­taque. Mal­gré la cha­leur suf­fo­cante et le gron­de­ment am­biant, ils nous offrent un mo­ment sans fausse note. Avant une par­tie de pé­tanque... à l’ombre.

RUn mu­sée pri­vé dé­dié à San An­to­nio dans une au­berge du pays ca­thare ! L’an­nonce dans le guide tou­ris­tique a de quoi ti­tiller notre cu­rio­si­té... Nous dé­cou­vrons, que le res­tau­rant de Pierre et Ca­thy Mo­rin a fer­mé il y a six mois. Mais leur col­lec­tion, avec tous les livres de Fré­dé­ric Dard et de nom­breuses pièces rares, est digne d’un mu­sée. Et quel ac­cueil ! Il est bien tard lorsque nous fi­nis­sons d’en­voyer ar­ticles et pho­tos, mais les Mo­rin nous pro­posent de res­ter man­ger. « Tout est fer­mé au­tour. C’est à la bonne fran­quette, avec notre fille et nos pe­tits en­fants.» Dans la pe­tite cour de l’an­cienne au­berge, ar­ro­sé d’un dé­li­cieux mi­ner­vois, ce se­ra le meilleur re­pas de notre pé­riple. Il est mi­nuit et le bal s’achève au cam- ping des Flots Bleus, le dé­cor my­thique de e la tri­lo­gie « Cam­ping ». Le réa­li­sa­teur r Fa­bien On­te­niente, qui a in­ter­rom­pu ses s va­cances pour nous re­joindre dans notre e cam­ping-car, est par­ti se cou­cher. Le DJJ passe un vieux tube de Fran­kie Goes To o Hol­ly­wood. Je re­garde s’amu­ser ce père e ta­toué qui porte sa fille sur les épaules, cess femmes qui re­vivent leur pre­mière boum, , ces ga­mins qui dansent, ces ados quii flirtent, tous ces va­can­ciers qui s’ef­forcent t d’être heu­reux quand tout s’écroule e au­tour de nous. Après les at­ten­tats de e Nice et de Saint-Etienne-du-Rou­vray, , cette bulle heu­reuse et gé­né­reuse est t bou­le­ver­sante. Et ce n’est pas du ci­né­ma. . C’est une jour­née mal em­bou­chée, après vingt-trois jours sur les routes... Entre Pauillac et Sar­lat, nous tom­bons en panne de cam­ping-car sur l’au­to­route, nous re­trou­vons pri­son­niers d’un pont de pierre trop étroit, nous fai­sons vi­rer par une agri­cul­trice ap­peu­rée. Bref, la ga­lère. Jus­qu’à ce que nous ar­ri­vions au vil­lage de Go­rod­ka. Il fait nuit, nous avons quatre heures de re­tard mais le maître des lieux, Pierre Shas­mou­kine (pho­to), nous at­tend en­core. Cet ar­tiste de 73 ans, qui s’est re­ti­ré dans une fo­rêt il y a 46 ans et y a créé un vil­lage-mu­sée, nous ac­cueille en ami. Nous of­frant son jar­din, l’élec­tri­ci­té, le ca­fé, le cou­vert, un confit de ca­nard mi­ton­né à mi­nuit par Fram­boise, son as­sis­tante. Le len­de­main, la foudre tombe sur Go­rod­ka. Un coup de foudre. « On peut ve­nir ? » « Je ne sais pas. » Au té­lé­phone, la ré­ponse du fes­ti­val coun­try de Mi­rande nous laisse sans voix. Nous al­lons mmal­gré tout voir cet évé­ne­ment qui re­naît de ses cendres dans le Gers, mais nous tra­vaillons dans l’éton­nante in­dif­fé­rence des or­ga­ni­sa­teurs. Nous com­pre­nons fi­na­le­ment pour­quoi en ren­con­trant le pré­sident. Ro­ger Pa­lom­ba (pho­to) a un temps d’hé­si­ta­tion lorsque l’on se pré­sente : « Ah mais vous êtes le vrai Pa­ri­sien ? Quand vous nous avez dit que vous ve­niez en cam­ping-car, on a cru à une blague. » C’était donc ça ! Ras­su­ré, ce re­trai­té de 75 ans nous ra­conte comment lui, en­fant d’Al­gé­rie, ar­ri­vé par ha­sard en 1962 à Mi­rande, en est tom­bé amou­reux. « Je ne connais rienn à la coun­try, nous avoue-t-il. C’est pour Mi­rande que je me bats. »

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