NKM a bien ses par­rai­nages

Aujourd'hui en France - - POLITIQUE - CHARLES SA­PIN

Le (faux) sus­pense est en­fin le­vé. In­vi­tée du 20 Heures de France 2, hier soir, Na­tha­lie Kos­cius­ko-Mo­ri­zet, vi­si­ble­ment sou­la­gée et tout sou­rire, a an­non­cé avoir réus­si à réunir les par­rai­nages re­quis pour se pré­sen­ter à la pri­maire de la droite des 20 et 27 no­vembre. Au­jourd’hui seule femme en lice, NKM a mul­ti­plié tout l’été les sor­ties mé­dia­tiques pour ras­sem­bler les 2 500 adhé­rents et les 250 élus, dont 20 par­le­men­taires, né­ces­saires. La can­di­date dé­non­çait ré­gu­liè­re­ment « l’image dé­sas­treuse » que don­ne­rait une pri­maire sans pré­sence fé­mi­nine. Un pa­ri ga­gnant, puisque tant Alain Jup­pé que Fran­çois Fillon ont fi­ni par ap­pe­ler leurs amis res­pec­tifs à sou­te­nir la dé­pu­tée de l’Es­sonne. Même Ni­co­las Sar­ko­zy, que l’an­cienne vice-pré­si­dente LR sus­pec­tait de « vou­loir bi­douiller » la pri­maire en mai, a au­to­ri­sé ses sou­tiens à lui ve­nir en aide dans sa quête. A droite, cette po­si­tion vic­ti­maire de l’ex-can­di­date à la mai­rie de Pa­ris n’a pour­tant pas fait l’una­ni­mi­té. « La pri­maire, ce n’est pas un concours de beau­té, lâ­chait en pri­vé, cet été, le bras droit de Bru­no Le Maire, Jé­rôme Grand d’Es­non. Si elle n’est pas suf­fi­sam­ment cré­dible pour ras­sem­bler les par­rai­nages re­quis, ce n’est pas notre faute. Il faut tra­vailler pour ce­la. » Même to­na­li­té au­jourd’hui chez les pré­ten­dants qui risquent, eux, de ne pas fi­gu­rer sur la ligne de dé­part : « Je ne vais pas jouer la femme mar­tyre pour que les autres can­di­dats m’aident », ta­clait Na­dine Mo­ra­no dans nos co­lonnes mer­cre­di. Dé­sor­mais of­fi­ciel­le­ment en lice, NKM ne peut plus comp­ter que sur elle-même. @csa­pin

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