Une mil­lième au Parc

FOOT­BALL. Le club pa­ri­sien dis­pu­te­ra ce soir contre les Verts son 1 000e match au Parc des Princes. Di­ri­geants et joueurs em­blé­ma­tiques se sou­viennent.

Aujourd'hui en France - - SPORTS - R.F. AVEC CH.B., F.G., Y.L., B.M. ET D.S. R.F.

« En­fin des sup­por­teurs ! » « Nos noms gra­vés sur les murs » « Le dis­cours de Rai » « On s’échauf­fait à l’ex­té­rieur du stade »

C’EST LE GENRE d’an­ni­ver­saire qui se fête. Sur­tout lors­qu’il donne l’oc­ca­sion au PSG de lus­trer sa propre his­toire. Pour le 1 000e match of­fi­ciel du club au Parc des Princes, la di­rec­tion pa­ri­sienne a donc mis les pe­tits plats dans les grands. Nas­ser Al-Khe­laï­fi, re­te­nu à Do­ha ce soir, a no­tam­ment in­vi­té plu­sieurs re­pré­sen­tants des gé­né­ra­tions pas­sées. A com­men­cer par des joueurs ayant dis­pu­té la pre­mière ren­contre du PSG au Parc, un jour de no­vembre 1973 (lire en­ca­dré ci-des­sous). Ils se­ront ac­com­pa­gnés par Da­niel Hech­ter, l’ico­nique pré­sident fon­da­teur. De Jean-Marc Pi­lor­get (qui a dis­pu­té le 100e match) jus­qu’à Zou­ma­na Ca­ma­ra (900e) en pas­sant par Do­mi­nique Ba­the­nay (200e), Mi­chel Bi­bard (300e), Vincent Gué­rin (400e), Luis Fer­nan­dez (500e), Eric Ra­bé­san- La pre­mière ren­contre du PSG au Parc des Princes re­monte au 10 no­vembre 1973. Sou­cieux de mieux ex­po­ser son équipe, alors en Deuxième Di­vi­sion, le pré­sident Da­niel Hech­ter pro­fite du der­by contre le Red Star pour jouer au Parc en le­ver de ri­deau d’un match de D 1 entre le… Pa­ris FC et So­chaux. Sous les ordres de dra­ta­na (600e), Jo­sé Pierre-Fan­fan (700e) ou en­core Jé­rôme Ro­then (800e), dix-huit an­ciens joueurs se ver­ront re­mettre un maillot com­mé­mo­ra­tif quelques mi­nutes avant le dé­but du match PSG - Saint-Etienne.

Un film, cen­sé ré­su­mer qua­ran­te­trois ans d’his­toire du club, se­ra au­pa­ra­vant dif­fu­sé au pu­blic pa­ri­sien. En­fin, pour cou­ron­ner cet ins­tant vin­tage, Ca­mille Cho­quier, pre­mier gar­dien de but de l’his­toire du PSG, don­ne­ra le coup d’en­voi de la ren­contre.

De son cô­té, « le Pa­ri­sien » - « Au­jourd’hui en France » a convo­qué les sou­ve­nirs et les anec­dotes de plu­sieurs grandes fi­gures du club. Elles nous ra­content l’his­toire com­mune entre le PSG et le stade de la porte de Saint-Cloud. Just Fon­taine, son en­traî­neur de l’époque, le PSG s’im­pose 3-1. A l’is­sue de cette sai­son 1973-1974, le PSG monte par­mi l’élite du foot­ball fran­çais. Pour ne plus ja­mais la quit­ter. Neuf joueurs de cette gé­né­ra­tion pion­nière se­ront pré­sents ce soir. Mais pas Just Fon­taine, in­dis­po­nible.

TODa­niel Hech­ter, pré­sident (1973-1978) « Je me sou­viens d’un match pas comme les autres contre Saint-Etienne, lors de la sai­son 1976-1977. Ce soir-là, le Parc était rem­pli de sup­por­teurs des Verts et nous avions l’im­pres­sion de jouer à l’ex­té­rieur. C’était d’ailleurs sou­vent le cas à cette époque. Sauf qu’à cinq mi­nutes de la fin nous me­nions en­core 2-0. Nos quelques cen­taines de sup­por­teurs, is­sus alors es­sen­tiel­le­ment de Saint-Ger­mai­nen-Laye et de la com­mu­nau­té pied­noir de Pa­ris, se sont fait en­tendre. C’était la pre­mière fois que nous avions en­fin le sen­ti­ment d’évo­luer à do­mi­cile. »

VBer­nard La­ma, gar­dien (1992-2000) « Après la vic­toire en Coupe des Coupes en 1996, nous sommes al­lés au Parc pré­sen­ter notre tro­phée au pu­blic. Dans le ves­tiaire, on chan­tait, on dan­sait et je ne sais plus qui a com­men­cé, peut-être Yan­nick Noah, mais on a des­si­né la Coupe sur le mur et on a tous si­gné au­tour. Nos noms sont dé­sor­mais gra­vés sur les murs du stade. Au Parc, tout a été vi­ré, lis­sé, ef­fa­cé, comme les fresques des sup­por­teurs ; mais ce bout de mur, lui, a été conser­vé. Il n’y a que ce­la qui reste du siècle pas­sé. » Mus­ta­pha Dah­leb, at­ta­quant (1974-1984) « Quand je suis ar­ri­vé, on s’échauf­fait avant les matchs dans un en­droit ana­chro­nique. On pre­nait le cou­loir à la sor­tie des ves­tiaires, on fai­sait tout le tour du stade jus­qu’à la porte de Saint-Cloud et on res­sor­tait à l’ex­té­rieur du stade. Il y avait de l’herbe et on se pré­pa­rait là, au mi­lieu du pu­blic qui re­joi­gnait les gra­dins. On avait l’im­pres­sion d’être dans la fosse aux lions même si les gens se mon­traient sym­pas avec nous la plu­part du temps. » Leo­nar­do,L joueur (1996-1997) puisp di­ri­geant (2011-2013) « Le dis­cours de Rai a avant PSG - Steaua B Bu­ca­rest (NDLR : l le 27 août 1997) me res­te­rar toute la vie. Il étai­té très ému et nous a don­néd la force de nous qua­li­fier. J’ai aus­sia beau­coup ai­mé mon bu­reau au 2e2 étage à mon retour comme di­ri­geant.d Sou­vent le ma­tin à 8 h 30, maism aus­si le soir, avant et après la jour­néej de tra­vail, je m’as­seyais quin­zeq mi­nutes seul dans le Parc vide à ré­flé­chir, sur la vie et le foot. C’est là que je re­char­geais les bat­te­ries. » Ja­vier Pas­tore, mi­lieu de ter­rain (de­puis 2011) « J’ai vé­cu beau­coup de mo­ments spé­ciaux au Parc, mais rien n’égale le sen­ti­ment que j’ai res­sen­ti la pre­mière fois que j’ai fou­lé cette pe­louse. Je ne me sou­viens même plus de l’ad­ver­saire (NDLR : Va­len­ciennes) ou du score du match (vic­toire 2-1), mais par contre l’am­biance était in­croyable quand je suis en­tré en jeu. Je me suis sen­ti im­por­tant. J’avais la chair de poule. Je res­sens en­core cette émo­tion. »

« La chair de poule pour mes dé­buts »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.