Des Princes, ça se fête !

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Luis Fer­nan­dez, mi­lieu de ter­rain (1978-1986) puis en­traî­neur (1994-1996 et 2000-2003) « Lors de mon pre­mier match au Parc face à Nan­cy, on ar­rive dans l’an­cien ves­tiaire, et Car­los Bian­chi me lance : Oh ! le jeune, al­lume-nous la té­lé, qu’on re­garde un peu ce qui se passe. Car­los, c’était un peu le Zla­tan Ibra­hi­mo­vic de notre époque, une mé­gas­tar. J’étais tel­le­ment heu­reux que je vou­lais ab­so­lu­ment lui faire plai­sir. Alors j’ap­puyais, j’ap­puyais comme un dam­né, je bri­co­lais les fils. Sans suc­cès. J’ai com­pris qu’elle ne fonc­tion­nait pas quand j’ai en­ten­du tout le monde se mar­rer dans mon dos. D’ailleurs, elle n’a ja­mais mar­ché. »

« Car­los Bian­chi et le coup de la té­lé en panne » « Le pre­mier à jouer dans ce stade »

« Pour moi, le Parc, c’est Fran­cis Bo­rel­li (NDLR : pré­sident entre 1978 et 1991). J’ai conser­vé un sou­ve­nir ému de l’ac­co­lade qu’on a eue en­semble après mon tir au but vic­to­rieux lors de la fi­nale de la Coupe de France 1982 contre Saint-Etienne. C’était le pre­mier tro­phée du club et on s’est ser­rés très fort dans les bras. La joie de cet homme qui a tant don­né pour le PSG était très belle à voir. J’avais une re­la­tion pri­vi­lé­giée avec lui. C’est une per­sonne qui a aus­si fait que le PSG existe. » Do­mi­nique Ro­che­teau, at­ta­quant (1980-1987) « J’avais pas mal de su­per­sti­tions au Parc des Princes. Dé­jà, à l’époque, il n’y avait pas les noms sur les ca­siers des ves­tiaires, mais je m’as­seyais tou­jours au même en­droit. Pen­dant sept sai­sons, je suis res­té au fond de la classe, près des douches. C’était plus pra­tique. J’avais aus­si d’autres pe­tits ri­tuels. Par exemple, on ne ve­nait pas en bus, sauf pour les fi­nales. Tant qu’on ga­gnait, je pre­nais tou­jours le même tra­jet en voi­ture pour ve­nir. Et quand on per­dait, je chan­geais d’itinéraire. »

SYou­ri Djor­kaeff, at­ta­quant (1995-1996) « J’ai été le pre­mier à jouer au Parc avant l’inau­gu­ra­tion of­fi­cielle ! J’avais 4 ans et mon père, Jean, était in­ter­na­tio­nal. Quelques jours avant le pre­mier match en 1972, il m’a em­me­né avec mon frère. Il nous avait of­fert des maillots du club bré­si­lien de Bo­ta­fo­go. Et on s’était amu­sés à frap­per dans le bal­lon sur cette pe­louse. Un pho­to­graphe avait aper­çu la scène et le len­de­main, dans le Pa­ri­sien je crois, une pho­to avait été pu­bliée avec le titre Les pe­tits princes du Parc. » Mi­chel De­ni­sot, pré­sident (1991-1998) « Les jours de match, j’avais des ha­bi­tudes de­puis chez moi jus­qu’au Parc, à com­men­cer par ma place de par­king, tou­jours la même. Il fal­lait qu’elle soit libre et, un jour, elle ne l’était pas. J’ai fait en­le­ver la voi­ture qui avait pris ma place. Bon, c’était celle du maire de Pa­ris (rires) ! Les jours de match, je n’avais pas en­vie de plai­san­ter, j’étais ten­du même si je ne suis pas d’un na­tu­rel ex­pan­sif. »

« Au fond du ves­tiaire, près des douches » « Le maire de Pa­ris sur ma place de par­king »

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